
Ces films traitent d’un sujet fondamental et emblématique de la mondialisation ultra libérale : la criminalité financière.
Véritable brûlot, censuré, ils sont à l'origine d'une vaste affaire judiciaire, qui secoue encore aujourd'hui le monde politique
Pour avoir dénoncé la criminalité en col blanc, Denis Robert est désormais harcelé par la justice du Luxembourg
En tant qu'ancien ouvrier de Thomé Gesnot, ces documentaires devraient vous éclairer sur les causes de la casse organisée de nos entreprises.
La présence d'un journaliste de Libération est aussi l'occasion de rencontrer un spécialiste de la question des finances en France et dans le monde.
(en pièce jointe, le tract de la soirée à diffuser autant que vous voulez ...)
(pour mémoire, nous nous étions rencontrez lors d'un entretien. Je faisais un travail sur les plans sociaux )
Patrick Lattuada, secrétaire départemental de la CGT, et David Eltrudis, responsable de la branche métallurgie, ont co-signé, hier, un courrier à destination des autorités préfectorales pour
demander la réouverture des discussions avec les ex-salariés de Lenoir-et-Mernier.
D'après leur porte-parole, Claude Choquet, « il reste bien des points à négocier, mais on refuse de nous recevoir… La préfecture ne veut discuter qu'avec le syndicat de la métallurgie CFDT.
Un syndicat qui n'a plus notre confiance, et qui n'a donc pas légitimité à parler en notre nom. »
Selon Claude Choquet, les trois-quarts des ex-salariés ont quitté la CFDT. Lui-même demeure adhérent, mais de la fédération… du commerce.
« L'attitude des pouvoirs publics est étonnante. Ce n'est pas au préfet ou à son représentant de choisir ses interlocuteurs… Dans cette affaire, nous ne souhaitons pas entamer une polémique avec
la CFDT ou nous ingérer dans ses débats internes : nous venons en aide à des salariés. Alors, si Claude Choquet, président de l'association des anciens de Lenoir-et-Mernier, n'est pas admis à la
table des discussions, nous enverrons un second courrier pour dire que cette fois, l'UD-CGT et son syndicat de la métallurgie l'accompagneront… »
Pour Claude Choquet, des points sont encore à préciser en effet. S'il n'est plus question de prime, il y a des dans le Contrat de transition professionnelle (auquel 125 des 150 licenciés ont
adhéré) et du dispositif Mutarev de la région des améliorations à apporter.
Dans cette démarche, les Lenoir-et-Mernier s'appuient aussi sur l'expérience de leurs collègues de Thomé-Génot. L'un d'eux, Yannick Langrenez, était présent, hier, à cette réunion entre
Lenoir-et-Mernier et dirigeants CGT : « On a pu mesurer les limites du système, ses insuffisances, et quand on voit le nombre de ceux qui n'ont rien trouvé au bout du CTP, on trouve normal de
mettre en garde nos amis de Bogny sur certains points. Pour le reste, je suis aussi surpris de la différence de traitement : non seulement, ils n'ont pas eu de prime, mais, en plus, le protocole
de fin de conflit chez des Thomé-Génot avait été signé par les élus du personnel et les secrétaires des unions départementales CFDT, CGT et FO. Personne n'avait songé à désigner un interlocuteur
unique… qui ne dispose, de surcroît, d'aucune légitimité ! »
Ph.M.
Si, un jour, Patrick Taliercio devient un grand nom du cinéma, il le devra aux Ardennes. Incroyable histoire ! Elle tient du conte de fées. L’an dernier, ce jeune
cinéaste formé dans un belge institut flâne dans Givet, qu’il découvre pour la première fois. Chez un marchand de journaux, il feuillette la revue Ardenne Wallonne, tombe sur un article intitulé
« En passant la frontière avec Rimbaud ». Intrigué, il achète la revue, lit instantanément l’article. Y est contée la fugue du poète qui en octobre 1870, à l’âge de quinze ans, de
Charlestown gagna Charleroi via Fumay et Givet. Coup de foudre ! Patrick Talercio rêve d’en faire un film. Venu récemment dans notre chef-lieu pour des repérages, il y fait, sans le vouloir, une
prodigieuse découverte. À dire vrai, il s’agit d’une bombe que notre journal fera exploser demain. Ardennais, aux abris ! Toute la Rimbaldie, de Tokyo à Londres, de Los Angeles à Djakarta, va
voler en éclats. Yauque, nem !
Yanny Hureaux
Une cinquantaine de salariés Lenoir et Mernier-LCAB se sont rendus jeudi en début d'après-midi en préfecture afin qu'une délégation rencontre M. Blondel, le secrétaire général.
« Celui-ci avait pour l'occasion déployé une vingtaine de CRS*, qui furent les seuls interlocuteurs, Monsieur Blondel refusant de recevoir la délégation qui, pourtant, demandait à être reçue
dans le cadre des promesses d'une réunion qui devait se tenir au sujet des améliorations des dispositifs de reclassement. Réunion dont la date devait être fixée le 3 avril », s'étonne Claude
Choquet, le porte-parole des salariés.
Face à l'absence de programmation de cette réunion, les ex-salariés organisés dans l'association des anciens de Lenoir et Mernier-LCAB, récemment créée, ont, dans une pétition signée à 95 %,
validé leur délégation pour les représenter.
Le président de l'association, Claude Choquet, par contact téléphonique avec le secrétaire général de la préfecture, a demandé l'ouverture des négociations en présence de membres de l'association
et des syndicats représentatifs des ex-salariés (CGT, SUD Solidaire et CDFT).
« Le représentant de la préfecture a répondu qu'il n'engagerait les négociations qu'avec le syndicat métaux CFDT, seul habilité selon lui à négocier et à signer un accord. »
Les membres de l‘association des anciens Lenoir et Mernier-LCAB, scandalisés de cette réponse excluant les ex-salariés dans l'élaboration de mesures les concernant, ont décidé de prendre contact
avec les différents syndicats afin que la délégation officiellement reconnue, soit également présente pour négocier et signer un protocole de fin de conflit.
Hier, l'avocat des salariés, Xavier Medeau, était encore interloqué de la position adoptée par la préfecture.
« Elle est stupéfiante. On a vraiment l'impression que l'Etat veut négocier un protocole de fin de conflit à toutes fins même avec des gens qui ne sont pas représentatifs. Les salariés de
l‘entreprise concernée ont, en effet, massivement rejeté le mandat que pouvait avoir le syndicat des métaux pour négocier en leur nom. Dans tous les conflits sociaux que j'ai pu vivre, je n'ai
jamais vu quelque chose de pareil. »
Et de conclure : « Je ne pense pas que le Département et la Région puissent accepter de signer un accord dans un tel contexte. »
Pascal Remy
l'équipe réalisant le film.
A l'instar des anciens Thomé-Génot qui les ont accompagnés durant leur mouvement, les ex-salariés de l'entreprise Lenoir-et- Mernier-LCAB, mise en liquidation judiciaire en février, ont décidé de
se réunir au sein d'une association qui porte tout simplement et logiquement le nom d'« Association des anciens de Lenoir-et- Mernier-LCAB ».
Le but de cette association portera sur le suivi de la réinsertion professionnelle des anciens salariés, leur défense juridique, mais aura également une vocation d'action sociale. Juridiquement
considérée comme personne morale, l'association pourra déposer plainte et se porter partie civile dans le volet judiciaire de l'affaire, et c'est Me Xavier Médeau qui a été désigné pour la
représenter.
Par ailleurs, les dirigeants et membres de l'association pourront intervenir auprès des pouvoirs publics et des collectivités afin de faire valoir les propositions et demandes des salariés
licenciés.
Une permanence sera tenue, chaque jeudi, de 17 heures à 19 heures, dans les locaux de l'union locale CFDT de Bogny-sur-Meuse.
Le bureau est composé comme suit :
Claude Choquet, président ; Philippe Larivière, vice-président ; Nadia Boucif, secrétaire ; Aurélie Silvente, secrétaire adjointe ; Ingrid Bianco, trésorière ; Alain Choquet, trésorier adjoint ;
autres mem bres du bureau : Sylvie Ceffa, Gilles Collet, Nadège Frérot, Romuald Petit.
LA FOULERIE
2,RUE DE LA FOULERIE
08110 CARIGNAN
PROPOSE DES POSTES
TOUT PERSONNEL INTERRESSE PAR LA FORGE
Envoyer CV et lettre de motivation à l'attention
de Monsieur YVES GROSIEUX
Directeur ressources humaines
rappel
la prochaine assemblée de l'association des thomé génot
aura lieu le samedi 12 avril 2008 à 9h30
dans la salle du 1er étage de la mairie de Nouzonville.
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