Samedi 4 juillet 2009


NOUZONVILLE/Procès Thomé-Génot

Le maximum  requis  contre les patrons voyous


Madeleine Simoncello, le procureur général, est venue prendre la température avant l'audience.

Cinq ans de prison : le parquet a requis hier à Reims la peine maximale contre Greg Willis et Catherine Zickfeld, les ex-dirigeants US de Thomé-Génot.

Le délibéré sera rendu le mardi 8 septembre. « Jour de la fête de la Nativité » a relevé le président Craighero, un brin pince-sans-rire, comme pour conclure une audience souvent chargée d'émotion (au moins dans la sémantique) sur une note d'espérance et d'humanité.

On saura en tout cas à cette date si le tribunal correctionnel de Reims aura suivi le parquet, qui a réclamé hier la peine maximale à l'encontre de Greg Willis et Catherine Zickfeld, l'ex-PDG de Thomé-Génot et son adjointe, repartis aux Etats-Unis juste avant la liquidation de l'entreprise de Nouzonville, en octobre 2006, qui laissa plus de 300 salariés sur le carreau.

En présence d'une poignée d'anciens salariés et de quelques élus, le procès « bouclé » en moins de deux heures s'est donc achevé sur des réquisitions particulièrement sévères qui ont satisfait pleinement les parties civiles.

C'était presque la moindre des choses puisque « les patrons voyous », poursuivis pour « abus de biens sociaux, recel et banqueroute par détournement », on le savait d'avance, n'étaient pas là. Et pour cause, puisque leur adresse reste inconnue de la justice française…

« Malfaiteurs en attaché-case »

« Leur absence est une gifle » s'est au demeurant indignée le substitut Frédérique Dalle. « Ils n'ont pas répondu aux convocations » a-t-elle regretté, ce qui aurait pu sembler paradoxal si la voix du ministère public n'avait pas mis le doigt, volontairement ou non, sur l'un des paradoxes du dossier. « M. Willis et Mme Zickfeld étaient forcément au courant (de la procédure) via le conseil parisien de la société Catalina… »

Oui mais voilà : ce n'est pas le groupe américain Catalina en tant que personne morale qui était poursuivi, mais ses deux représentants, en tant que personnes physiques. Lesquelles ont disparu depuis de l'organigramme de la société basée en Californie, qui avait fait main basse à l'automne 2004 sur l'entreprise ardennaise…

Toujours est-il que si l'absence de « ces délinquants en col blanc mais aux méthodes de voyous » (dixit le substitut Dalle), de ces « malfaiteurs en attaché-case » (dixit l'avocat des salariés Xavier Médeau) a évidemment pesé, les débats (à charge, forcément) ont été utiles.

Moins pour ce qui est d'en savoir plus encore sur les délits accumulés en moins de deux ans,
que sur les conditions dans lesquelles le groupe US fut autorisé à reprendre l'un des fleurons de la sous-traitance automobile hexagonale (Thomé-Génot était encore en 2004 le leader mondial de pôles d'alternateurs). Voire sur la lenteur avec laquelle « les institutionnels » (selon le terme de Me Médeau, encore), ont réagi (au demeurant quand la liquidation devint inéluctable, alors que dès 2005, des alertes avaient été déclenchées), dans ce qui relevait d'une chronique d'un naufrage annoncé car sciemment organisé.

Les faits incriminés, en effet, étaient connus. Le travail des enquêteurs du SRPJ a démonté le mécanisme d'une véritable vampirisation à coups de factures astronomiques de frais de management et de consulting imaginaires, d'actifs immobiliers bradés, d'investissements outre-Atlantique dans une société basée dans l'état du Delaware (où la transparence comptable et fiscale est à peu près comparable à celle des Iles Caïmans), de détournement d'avances du client principal (Ford), et enfin de vente à perte ! Bref, la panoplie parfaite de toutes les ficelles (plus ou moins grosses) pour pomper et détourner le maximum de trésorerie au seul profit du groupe américain.

Lequel, avec ces millions, a pu poursuivre son développement et installer une usine au Mexique. Car c'est aussi le savoir-faire ardennais qui a été pillé.
« La peine prononcée aura valeur de réparation symbolique » a admis l'avocat des salariés. Sur ce point, il a été entendu par le parquet.

Et on imagine mal qu'il ne le soit pas par le tribunal…

Philippe MELLET

Par rey charles
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Samedi 4 juillet 2009



Le scandale Thomé-Génot au tribunal

Justice .

 Disparus dans la nature après avoir siphonné les caisses de l’usine de Nouzonville (Ardennes), deux entrepreneurs américains sont jugés ce matin.


Repreneurs en 2004, fossoyeurs en 2006 et pillards, dans ce bref laps de temps, des ateliers d’estampage Thomé-Génot à Nouzonville dans les Ardennes, Greg Willis, PDG, et Catherine Zickfeld, son adjointe, sont convoqués ce matin devant le tribunal correctionnel de Reims (Marne). Mais, on le sait déjà, ils ne seront pas là.

Deux ans et demi après un dépôt de bilan organisé, les deux ressortissants américains qui, par le biais de Catalina, une coquille vide montée à la hâte aux États-Unis afin d’éblouir, avec succès, hélas, le tribunal de commerce de Charleville-Mézières lors de la procédure de désignation du repreneur, sont poursuivis pour « abus de biens sociaux, recel et banqueroute par détournement ». En clair, Catalina a siphonné les caisses d’une entreprise historique longtemps leader mondial sur le marché des pôles d’alternateur pour l’automobile : main basse sur les biens immobiliers (un immeuble parisien et des maisons ouvrières à Nouzonville vendus pour 1,7 million d’euros), versement de salaires mirobolants aux dirigeants (78 000 dollars par mois), « honoraires » versés aux patrons pour des missions de« consultants »
 (460 000 euros), confiscation d’un « prêt » de près d’un million de dollars versés par Ford afin de garantir son approvisionnement en pièces… L’instruction est accablante pour les prévenus, désignés lors de la campagne à la présidentielle comme des symboles des « patrons voyous ». L’indignation est générale : de Nicolas Sarkozy à Laurence Parisot, tout le monde condamne.


« Au moment du dépôt de bilan, grâce à la lutte, il y avait eu un battage énorme autour de l’affaire Thomé-Génot, mais aujourd’hui on a un peu l’impression que tout le monde s’en lave les mains, regrette Xavier Médeau, l’avocat des anciens salariés. On nous la joue emballé, c’est pesé, pour qu’on puisse tourner la page. Le dossier est bien ficelé, les prévenus ne vont pas comparaître, mais ils seront sans doute condamnés… Il n’y a pas de quoi être fier pourtant parce qu’on n’a même pas réussi à retrouver les gens de Catalina et qu’on risque de passer à côté des responsabilités du tribunal de commerce ou du conseil général. »

 Pour Yannick Langrenez, président de l’association des anciens de Thomé-Génot, « on va se servir de la condamnation attendue des gars de Catalina dans l’action qu’on compte mener ensuite contre le tribunal de commerce. Cela va aussi permettre de nous rendre à tous notre dignité. »


Thomas Lemahieu

Par rey charles
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Vendredi 3 juillet 2009


  

Thomé-Génot : cinq ans de prison requis contre les ex-patrons


Cinq ans de prison ont été requis devant le tribunal correctionnel de Reims à l'encontre des deux ex-dirigeants du groupe américain Catalina, soupçonnés de malversations lors de la reprise en 2004 du sous-traitant automobile Thomé-Génot à Nouzonville, liquidé fin 2006.



 

       Greg Willis, l'ancien PDG, et Catherine Zickfeld, son adjointe, étaient poursuivis pour recel, banqueroute par détournement et abus de biens sociaux. Les deux anciens dirigeants, sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis septembre 2008, étaient absents et non représentés à l'audience.

       Le parquet, qui a dénoncé les "méthodes de patrons voyous dont l'absence constitue une gifle envoyée au tribunal et à la région", a demandé la peine maximale - cinq ans d'emprisonnement - et un mandat d'arrêt européen à leur encontre.

       La décision, mise en délibérée, sera rendue par le tribunal le 8 septembre.

       "C'est un procès à la fois symbolique et pour l'exemple", a commenté Yannick Langrenez, le représentant des anciens de Thomé-Génot. "Il est important que l'honneur des ouvriers soit sauf, mais aussi de montrer qu'on ne peut pas venir piller une industrie impunément", a-t-il poursuivi.

       Outre l'association des anciens salariés de l'entreprise - à l'époque leader mondial des pôles alternateurs et fournisseur exclusif de Ford - la Région

Champagne-Ardenne, le Département et la Communauté d'agglomération de Charleville-Mézières s'étaient également constitués partie civile.

       Repris en 2004 par Catalina, une société de consultants, les Ateliers Thomé-Génot (ATG), qui employaient plus de 300 personnes à Nouzonville, avaient été placés en liquidation judiciaire en octobre 2006.

     

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Vendredi 3 juillet 2009
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Jeudi 2 juillet 2009

Nouzonville  

Trois ans après la liquidation / Thomé-Génot : le procès enfin !


Le procès des anciens dirigeants américains de Thomé-Génot a lieu vendredi à Reims.

 

ENFIN ! Ce vendredi, à 9 heures, au palais de justice de Reims, s’ouvrira le procès en correctionnelle des anciens dirigeants de Thomé-Génot, le PDG Greg Willis et son adjointe Catherine Zickfeld, poursuivis pour « abus de biens sociaux, recel et banqueroute par détournement ».

Mais, et c’est évidemment un gros « mais », le tandem ne sera pas présent et donc jugé par défaut.

Il n’empêche. Ce rendez-vous est une étape cruciale dans ce qui s’apparente à un vrai travail de deuil pour les anciens salariés : le 24 octobre 2006, la liquidation judiciaire avait laissé 320 personnes sur le carreau. Aujourd’hui, ils sont encore 180 à ne pas avoir retrouvé d’emploi durable en CDI.

À l’automne 2006, la disparition de cette entreprise fondée en 1863 avait provoqué un séisme social et politique d’ampleur nationale.

Tandis que les « métallos » entamaient une lutte de plusieurs semaines pour obtenir une prime « extra-légale » de licenciement, avant d’intégrer le Contrat de transition professionnelle, plusieurs actions en justice étaient initiées (dont celle, au pénal, qui connaît son aboutissement cette semaine) et la classe politique unanime disait son émotion. En pleine pré-campagne électorale, c’est d’ailleurs en référence à l’affaire Thomé-Génot que Nicolas Sarkozy, lors de son discours «

à la France qui souffre » prononcé en décembre 2006 à Charleville, stigmatisait « les patrons voyous ».


Sucé le sang…

Instruite à Reims en raison de « la complexité du dossier », selon les termes mêmes de l’ordonnance de délocalisation, l’affaire se révèle, pourtant, d’une triste simplicité

Accourus au chevet d’une société déjà mal en point en 2004, les repreneurs américains ont tout bonnement sucé le sang du malade jusqu’à la dernière goutte avant de prendre la fuite, laissant au même tribunal de commerce qui les avait adoubés le soin de constater le décès puis de dresser le permis d’inhumer.

L’ordonnance de renvoi résume sans fard ce mécanisme.

Pour autant, il ne faut pas, hélas, attendre davantage de ce procès qu’il ne pourra effectivement « offrir ». Dirigée par le vice-président du TGI Mario-Louis Craighero, l’audience ne devrait pas durer plus de la matinée.

Comme le veut l’usage, après rappel des faits, viendra le tour des plaidoiries des parties

civiles puis des réquisitions du parquet.

Et très probablement, le jugement sera mis en délibéré. Il n’y aura pas de débat contradictoire, ni évidemment de plaidoirie de la défense. Et pour
cause…




Par rey charles
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Jeudi 2 juillet 2009


Les prévenus et les parties civiles


Gregory Willis, ex-PDG de Catalina.



« Adresse inconnue ». Greg Willis et son adjointe seront absents de leur procès et pour cause : leur adresse postale, à défaut de celle de leur domicile, est « inconnue » des autorités françaises.

« La justice a accompli un travail remarquable en matière d'instruction. Je ne comprends pas en revanche qu'on ne se soit pas donné les moyens de localiser les prévenus aux Etats-Unis. A ma connaissance, il n'y a pas eu de commission rogatoire internationale, et l'on n'a pas sollicité la collaboration des Américains », regrette l'avocat des salariés, Me Xavier Médeau.

« Or, quand la société Catalina est citée en France, elle se fait représenter par un avocat. Mais là, ce sont des personnes physiques et non morales qui sont en cause. Il n'y aura donc ni les prévenus ni leurs conseils. Le jugement sera rendu par défaut. Et pour le contester, il faudrait que les intéressés le fassent en France. On n'imagine pas qu'ils prennent ce risque ! »

Du même coup, si l'ex-PDG et son adjointe sont condamnés et que des peines d'amendes sont prononcées, elles ne resteront que symboliques. « On ne reverra jamais cet argent », admet par avance Me Médeau.
Gregory Willis, ex-cadre de Toyota, et Catherine Zikfeld ont disparu de l'organigramme de Catalina, groupe spécialisé dans la sous-traitance automobile (conseils ou production) et qui détient encore de nombreuses unités, aux Etats-Unis, au Canada… et au Mexique, où aurait été injectée une partie des fonds de Thomé-Génot.

Les collectivités au rendez-vous

Du côté des parties civiles, outre les anciens salariés, on retrouvera le liquidateur judiciaire, les AGS (qui ont assuré le versement des salaires après la liquidation) mais aussi le conseil général, le conseil régional (tous deux au motif qu'ils entendent ainsi certes exprimer leur solidarité mais aussi « récupérer » les fonds injectés pour verser la prime de licenciement - ce qui semble évidemment illusoire mais c'est le poids des symboles…) et enfin la communauté d'agglomération Cœur d'Ardenne (pour le préjudice subi en matière de taxe professionnelle).

Me Xavier Médeau, avocat des salariés.
Par rey charles
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Jeudi 2 juillet 2009

Les dates clés





25 avril 1863 : Constitution de la société des Ateliers Thomé-Génot, spécialisée dans les ferrures pour les chemins de fer et la marine.

1920 : Pol Dury rachète une grande partie de ses actions à Emile Thomé. La société restera dans le giron familial jusqu'en 2004.

19 février 2004 : Les banques ne font plus confiance. Spécialisée désormais dans la fabrication de pôles d'alternateurs, la société était en sursis depuis plusieurs mois. Le tribunal de commerce de Charleville place ATG en redressement.
Plusieurs possibilités sont proposées : les plans de reprise d'Amilca (holding possédant Ardens Equipment) et de Imtec (société basée en Poitou-Charentes) sont écartés. Resent en lice le groupe américain Catalina et le groupe Farinia (déjà présent dans le département à Hautes-Rivières).

30 septembre 2004 : Greg Willis défend en personne son plan devant le tribunal de commerce. Il est accepté à la mi-octobre. Il est vrai que les arguments sont mirifiques : reprise du passif (11,7 M€), maintien des emplois et même embauche à terme de 71 intérimaires. Farinia, lui, avait suggéré la nécessité de se séparer de 100 salariés…
Mais il y a déjà, à cette date, un problème (qui ne sera mis au jour que bien plus tard) : dans le plan de reprise, par rapport au dossier présenté durant l'été, une ligne de crédit de 3 M€ apportée par le fonds d'investissement Lightyear Capital Found a disparu.
De même, on saura plus tard que cela faisait quelque temps que Catalina s'intéressait à Thomé-Génot. Dès novembre 2003, Visteon, un des principaux clients de l'entreprise ardennaise, avait alerté Catalina. D'abord pour solliciter une expertise. Mais M. Willis et ses amis eurent bien vite d'autres idées en tête. Le savoir-faire du leader mondial des pôles d'alternateurs (qui ne pouvait malgré tout résister plus longtemps au diktat de ses donneurs d'ordre qui imposaient des prix toujours à la baisse) et ce qui restait d'actifs l'avaient mis en appétit…

14 octobre 2004 : Le tribunal accepte le plan de Catalina.

19 novembre 2004 : À la salle des fêtes de Nouzonville, grande soirée en présence des élus et du préfet pour fêter la nouvelle naissance de Thomé-Génot…

Novembre 2005 : La commissaire aux comptes déclenche le droit d'alerte. Les dettes s'élèvent à 15 M€.

4 juillet 2006 : Mandaté par le comité d'entreprise, le cabinet Syndex rédige son rapport qui établit nettement les faits qui pourraient être considérés comme abus de biens sociaux.

19 juillet 2006 : Les délégués syndicaux remettent le rapport Syndex au président du tribunal de commerce.

12 octobre 2006 : La préfète reçoit Greg Willis en présence du président du conseil général et du député de la circonscription.

24 octobre 2006 : Thomé-Génot n'est plus qu'une coquille vide. Le tribunal de commerce prononce la liquidation judiciaire. Greg Willis est déjà reparti. Devant les salariés en colère, le procureur de l'époque affirme que « la justice passera et que les coupables seront recherchés, y compris aux Etats-Unis s'il le faut… »


Par rey charles
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Jeudi 2 juillet 2009



D'autres procès attendus





Le procès de ce vendredi ne sera pas le dernier.

Au nom de quelques salariés qui n'avaient pas bénéficié de l'accord avec les AGS, Me Médeau a plus récemment assigné l'Agent du trésor représentant l'Etat pour mettre en cause la responsabilité du tribunal de commerce de Charleville, qui n'aurait pas respecté les règles légales (et de prudence) élémentaires en acceptant le plan de reprise de Catalina en 2006.

Selon Me Médeau, « le dossier ne comportait plus de garanties financières solides, et surtout, le tribunal ignorait tout de ce groupe américain tombé du ciel ». Cette action inédite est observée avec attention par bien des acteurs du monde économique, social et judiciaire.

Par ailleurs, après Thomé-Génot, l'entreprise qui un temps lui succéda est également dans le collimateur. L'ex-PDG d'Ardennes Forge a ainsi été mis en examen pour détournements de fonds destinés à la formation professionnelle…

Par rey charles
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Jeudi 2 juillet 2009
Par rey charles
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Mardi 30 juin 2009



Nouzonville  

Ardennes Forge : le conseil des prud'hommes statuera





 

Première étape dans la procédure entamée devant le conseil des prud'hommes par les anciens salariés de la société Ardennes Forge qui avait pris la suite de Thomé-Génot avant elle aussi de faire l'objet d'une liquidation.
La juridiction vient en effet de repousser la demande de sursis à statuer que formulait l'autre partie (liquidateur et AGS) qui arguait qu'une procédure était également engagée au pénal. Dans ce volet du dossier, en effet, l'ex-PDG a été mis en examen pour détournement de fonds destinés à la formation professionnelle (les salariés encore adhérents du Contrat de transition professionnelle étant déjà sur postes de production lorsque l'usine a repris la fabrication de pôles d'alternateurs) et l'instruction se poursuit
.



Par rey charles
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