Jeudi 2 juillet 2009

Les dates clés





25 avril 1863 : Constitution de la société des Ateliers Thomé-Génot, spécialisée dans les ferrures pour les chemins de fer et la marine.

1920 : Pol Dury rachète une grande partie de ses actions à Emile Thomé. La société restera dans le giron familial jusqu'en 2004.

19 février 2004 : Les banques ne font plus confiance. Spécialisée désormais dans la fabrication de pôles d'alternateurs, la société était en sursis depuis plusieurs mois. Le tribunal de commerce de Charleville place ATG en redressement.
Plusieurs possibilités sont proposées : les plans de reprise d'Amilca (holding possédant Ardens Equipment) et de Imtec (société basée en Poitou-Charentes) sont écartés. Resent en lice le groupe américain Catalina et le groupe Farinia (déjà présent dans le département à Hautes-Rivières).

30 septembre 2004 : Greg Willis défend en personne son plan devant le tribunal de commerce. Il est accepté à la mi-octobre. Il est vrai que les arguments sont mirifiques : reprise du passif (11,7 M€), maintien des emplois et même embauche à terme de 71 intérimaires. Farinia, lui, avait suggéré la nécessité de se séparer de 100 salariés…
Mais il y a déjà, à cette date, un problème (qui ne sera mis au jour que bien plus tard) : dans le plan de reprise, par rapport au dossier présenté durant l'été, une ligne de crédit de 3 M€ apportée par le fonds d'investissement Lightyear Capital Found a disparu.
De même, on saura plus tard que cela faisait quelque temps que Catalina s'intéressait à Thomé-Génot. Dès novembre 2003, Visteon, un des principaux clients de l'entreprise ardennaise, avait alerté Catalina. D'abord pour solliciter une expertise. Mais M. Willis et ses amis eurent bien vite d'autres idées en tête. Le savoir-faire du leader mondial des pôles d'alternateurs (qui ne pouvait malgré tout résister plus longtemps au diktat de ses donneurs d'ordre qui imposaient des prix toujours à la baisse) et ce qui restait d'actifs l'avaient mis en appétit…

14 octobre 2004 : Le tribunal accepte le plan de Catalina.

19 novembre 2004 : À la salle des fêtes de Nouzonville, grande soirée en présence des élus et du préfet pour fêter la nouvelle naissance de Thomé-Génot…

Novembre 2005 : La commissaire aux comptes déclenche le droit d'alerte. Les dettes s'élèvent à 15 M€.

4 juillet 2006 : Mandaté par le comité d'entreprise, le cabinet Syndex rédige son rapport qui établit nettement les faits qui pourraient être considérés comme abus de biens sociaux.

19 juillet 2006 : Les délégués syndicaux remettent le rapport Syndex au président du tribunal de commerce.

12 octobre 2006 : La préfète reçoit Greg Willis en présence du président du conseil général et du député de la circonscription.

24 octobre 2006 : Thomé-Génot n'est plus qu'une coquille vide. Le tribunal de commerce prononce la liquidation judiciaire. Greg Willis est déjà reparti. Devant les salariés en colère, le procureur de l'époque affirme que « la justice passera et que les coupables seront recherchés, y compris aux Etats-Unis s'il le faut… »


Par rey charles
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recherche

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés