
Une cinquantaine de salariés Lenoir et Mernier-LCAB se sont rendus jeudi en début d'après-midi en préfecture afin qu'une délégation rencontre M. Blondel, le secrétaire général.
« Celui-ci avait pour l'occasion déployé une vingtaine de CRS*, qui furent les seuls interlocuteurs, Monsieur Blondel refusant de recevoir la délégation qui, pourtant, demandait à être reçue
dans le cadre des promesses d'une réunion qui devait se tenir au sujet des améliorations des dispositifs de reclassement. Réunion dont la date devait être fixée le 3 avril », s'étonne Claude
Choquet, le porte-parole des salariés.
Face à l'absence de programmation de cette réunion, les ex-salariés organisés dans l'association des anciens de Lenoir et Mernier-LCAB, récemment créée, ont, dans une pétition signée à 95 %,
validé leur délégation pour les représenter.
Le président de l'association, Claude Choquet, par contact téléphonique avec le secrétaire général de la préfecture, a demandé l'ouverture des négociations en présence de membres de l'association
et des syndicats représentatifs des ex-salariés (CGT, SUD Solidaire et CDFT).
« Le représentant de la préfecture a répondu qu'il n'engagerait les négociations qu'avec le syndicat métaux CFDT, seul habilité selon lui à négocier et à signer un accord. »
Les membres de l‘association des anciens Lenoir et Mernier-LCAB, scandalisés de cette réponse excluant les ex-salariés dans l'élaboration de mesures les concernant, ont décidé de prendre contact
avec les différents syndicats afin que la délégation officiellement reconnue, soit également présente pour négocier et signer un protocole de fin de conflit.
Hier, l'avocat des salariés, Xavier Medeau, était encore interloqué de la position adoptée par la préfecture.
« Elle est stupéfiante. On a vraiment l'impression que l'Etat veut négocier un protocole de fin de conflit à toutes fins même avec des gens qui ne sont pas représentatifs. Les salariés de
l‘entreprise concernée ont, en effet, massivement rejeté le mandat que pouvait avoir le syndicat des métaux pour négocier en leur nom. Dans tous les conflits sociaux que j'ai pu vivre, je n'ai
jamais vu quelque chose de pareil. »
Et de conclure : « Je ne pense pas que le Département et la Région puissent accepter de signer un accord dans un tel contexte. »
Pascal Remy
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