Bogny-sur-Meuse
Lenoir-et-Mernier : la fin de non-recevoir du ministère
La ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi a fait circuler hier après-midi un communiqué de presse qui semble marquer la « fin de la récréation » dans le
dossier Lenoir-et-Mernier.
Tout juste 48 heures après le deuxième tour des élections, Christine Lagarde indique en effet que « la priorité des pouvoirs publics est le retour à l'emploi des salariés licenciés ». Un
retour qui passe par « les deux projets de reprise permettant de sauver une quarantaine d'emplois » et le contrat de transition professionnelle, « un dispositif qui n'existe que dans
sept sites en France et qui a prouvé son efficacité ».
Par contre, tout en prenant acte du fait que « les salariés réclament le versement d'une indemnité au titre du préjudice subi », la ministre précise qu'« il n'appartient ni à l'État,
ni aux collectivités locales de verser une prime supra-légale à des salariés licenciés dans le cadre d'une liquidation judiciaire. Il ne sert donc à rien de nommer un médiateur pour négocier avec
les pouvoirs publics l'octroi d'une telle prime ». Fermez le ban.
Pourtant, hier matin, le fil du dialogue semblait avoir été renoué, avec la perspective de plusieurs réunions prévues cette semaine et une table ronde de conclusion à une date qui restait à
définir. Les ex-salariés de Lenoir-et-Mernier avaient donc décidé de suspendre leur ultimatum. Rappelons que vendredi, suite à l'intervention du bourgmestre de Dinant, ils avaient déjà décidé de
reporter à mardi midi leur menace de déverser de l'acide dans les canalisations, donc dans la Meuse.
En coulisse, il se murmurait même qu'outre les mesures de formation et d'aide à la reconversion accompagnant le contrat de transition professionnelle, le principe d'une prime supra- légale
n'était plus tabou.
Certains pensaient que sur le modèle de ce qui avait été réalisé pour Thomé-Génot, le département et la région pourraient mettre la main au portefeuille (voire même l'UIMM), mais se porteraient
également partie civile dans le volet judiciaire du dossier.
« Nous restons cependant mobilisés et nous occupons toujours le site de Levrézy », précisait cependant hier matin le délégué CFDT Claude Choquet. « Si l'issue des discussions n'est pas
conforme à nos espérances, on sera sur place pour remettre la pression. »
Ph. M. et J.-C. R.

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