Mardi 12 février 2008
la prochaine réunion aura lieu à Nouzonville
 
Dans la salle du foyer (1er étage de la mairie) le samedi 23 février à partir de 9h30
.
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Mardi 12 février 2008

Précarisation : Y a-t-il un syndrome ardennais ???

 

C est la question qu’il semble falloir, à terme, se poser dans notre département, tant les mauvais coups ont été distribués aux braves frontaliers, aux métalos de la vallée de la meuse, depuis la fermeture de Thomé Genot (victimes de truands américains) qui a défrayé la chronique en pleine campagne présidentielle.

Nous savions la tache ardue de reclasser nos copains après le combat mené, les traces laissées au moral, la situation pas très brillante (pour ne pas dire dramatique) de nos bassins d emploi, et l ardoise que, sans nul doute, les patrons nous feraient payer pour le dérangement.

Nous n étions pas dupes des propos de sarko qui nous annonçait, la bouche en cœur et la larme à l œil, venant parler " à la France qui souffre ", qu’il mandatait Arcelor mittal pour revitaliser le département et créer 500 emplois industrielles. Ce qui pourrait être cocasse s’il n y avait notre collègue Jean Luc qui, après s’être délocalisé sur l aciérie de ce groupe à Gandrange, se retrouve à nouveau sur la sellette, puisque frapper par la fermeture annoncée du site. Et pourtant il y croyait comme personne le cinquantenaire aux 5 licenciements économiques pour autant de plan social !!!

Mais les mauvaises nouvelles, se sont accélérées encore ces derniers temps.

Nos frères de combats de Lenoir et Mernier (comme ils aiment s appeler): liquidés, soldés, jetés, victimes d un prédateur bien français celui-là. Même mode opératoire pourtant. Chronologiquement, ils achètent, ils pillent ou vivent aux crochets, puis quand le fruit est pressé, ils fuient vers d autres méfaits les poches pleines en laissant l ardoise à ceux qui restent, que ce soit les salariés ou les collectivités. Ils auront eut la totale : Détournement de fonds publiques pour la reprise d un satellite de thomé genot soit 300 000€ du conseil général (encore 7 anciens Thomé Genot dans la précarité), rémunérations de salariés fictifs, détournements et reventes de matières, faux en écriture en vue de la captation de fonds de l entreprise. Bref, des trucs dont ont dit au MEDEF qu’ils n arrivent que chez nous, et encore parait il que c est tellement rare, mais qui étrangement, se répètent de façon récurrente ici, au point de ce demander s’il y a un syndrome ardennais, ou si plus simplement, on prendrait le bourru locale pour un attardé !!!!

Depuis il y a eut encore les gars de Bodycote en lutte contre une délocalisation de leur usine, France Ardennes aluminium du sedannais payés depuis 3 mois à jouer aux cartes faute de matière première, prisonniers d’une stratégie de groupe ou APM à Vouziers qui après être passé de noms en nom, avoir appartenu à tant de groupe, est racheté à grand coup social avec des salariés qui à ce jour se battent encore pour toucher le solde de leur dû !!!

Une seule lueur d espoir pour nous, le création d’une association des anciens Thomé Genot qui commence à fédérer les luttes similaires à ce que fut la notre. Et une première victoire, quand nous avons arraché, au coté de notre avocat, un accord amiable avec le fond de garantie de salaires (AGS) de près de 7 millions d euros pour nos 282 camarades. Mais aussi une véritable prise de conscience qu’il fallait faire de nous des acteurs de notre destin notamment auprès des instances qui sont ainsi forcées de nous entendre à défaut de nous écouter.

Puisqu’ils ont choisis de faire l économie de la justice, ils ne peuvent plus faire celle de la révolte. Et ça gronde dans l’ardennais ….

Yannick Langrenez

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Mardi 12 février 2008

Le Quotidien de la formation >> Sécurisation des parcours : premier bilan positif du contrat de transition professionnelle

Sécurisation des parcours : premier bilan positif

du contrat de transition professionnelle

« Lancée en avril 2006 pour un an, prolongée une première fois, puis une seconde, lexpérimentation du contrat de

transition professionnelle (CTP) sinscrit parfaitement dans la logique de la sécurisation des parcours professionnels

 

 

 

 

», a précisé Manuel Bougeard, adjoint chef de mission FNE à la DGEFP lors de latelier quil animait dans le cadre

de l'Université d'hiver de la formation professionnelle (UHFP) dArles le 24 janvier dernier.

Ce nouveau dispositif de reclassement des salariés licenciés pour motif économique ouvert sur sept sites est piloté

par lAfpa qui a créé une filiale ad hoc, Transition CTP, pour en assurer la gestion. Les équipes se composent de

personnels Afpa et ANPE mis à disposition.

Plus intéressant que la CRP (convention de reclassement personnalisé), le CTP offre à celui qui y adhère un

accompagnement renforcé, une indemnisation élevée, quasiment 100 % de lancien salaire net pendant douze mois

et la possibilité dalterner mesures daccompagnement, périodes de formation et périodes de travail en entreprise

durant son parcours.

En échange, ladhérent sengage à être actif dans sa recherche demploi ou dans son projet de création dentreprise,

à suivre les actions de formation proposées et à accepter une éventuelle mobilité géographique et professionnelle. «Mobilité géographique cooptée et accompagnée qui repose sur le volontariat », assure Olivier Cendras, chef de projet Afpa à Charleville-Mezières.

A mi-parcours, les résultats en termes de reclassement sont prometteurs.

Sur 1400 personnes, le taux de reclassement en emploi durable est de 61,4 %, soit « celui dune bonne cellule de reclassement », selon Manuel Bougeard.

Pour la CRP, le taux est de 40,1 %. Pour Olivier Cendras, le succès repose sur laccompagnement renforcé des adhérents (30 adhérents suivis par référent) et sur la richesse du panachage des personnels Afpa-ANPE qui a permis dassocier la connaissance du marché de lemploi à laide de lorientation sur les sept sites.

Autres résultats prometteurs soulignés au cours des débats, relève Danièle Ginesty (chef de rubrique au magazine de lAfpa « Visa compétences »),

la rapporteure de latelier :

• une mobilité professionnelle forte : 43,6 % des personnes se sont reclassées en changeant de métier, le plus souvent avec une meilleure qualification ;

• un taux intéressant de création dentreprises (9 % des personnes) ;

• un accès renforcé à la formation : 51,7 % des adhérents ont suivi une formation de plus de 36 heures ;

• un accès facilité à la formation, grâce à lintervention de lAgefos-PME qui a financé 55 % des actions de formation.

63,7 % des actions de formation coûtent moins de 1500 euros. 58 % ons répondent à un objectif de développement des compétences et 21 % à un objectif de qualification.

Parmi les bénéficiaires qui ont changé de métier lors de leur reclassement, 47,5 % ont suivi une formation de plus de 36 heures.

Pour Gérard Lenoir, président de lAgefos-PME, « le CTP est vraiment positif car les publics sont souvent âgés et

de faible qualification et cest pour cette raison quon le soutient ». Si le CTP devait être étendu, voire généralisé comme le président de la République la laissé entendre, « on continuera à financer mais il coûte cher. Nous souhaitons que dautres financeurs comme les Régions, par exemple, participent également ».

Si le CTP est généralisé, il faudra également réfléchir à une meilleure articulation de celui-ci avec les plans desauvegarde de lemploi. « Les cellules de reclassement financées par les entreprises pourraient être mises à disposition du CTP », indique M. Bougeard de la DGEFP.

 

 Le Quotidien de la formation >> Sécurisation des parcours : premier bilan positif du contrat de transition professionnelle

Une innovation forte : les périodes de travail pendant le CTP

• Contrats conclus en application du L. 122-2 (expérimentation et pas dindemnité de précarité).

• Durée inférieure à six mois renouvelable une fois dans la limite de six mois chez le même employeur.

• Durée maximale de neuf mois chez plusieurs employeurs.

• Ces périodes de travail sont effectuées sur proposition ou avec laccord de Transition CTP. Elles sinscrivent

dans le cadre du parcours du bénéficiaire.

• Allocation différentielle possible pour compenser une baisse de rémunération lors des périodes travaillées.

 

JE NE SOUHAITE PAS A MR. SANDRAS DE SE RETROUVER UN JOUR DANS LE CTP? JE PENSE QUE SON BILAN CHANGERA ;

ENFIN SE N'EST PAS POUR AUJOURD'HUI  VU LA SITATION ECONOMIQUE DANS LES ARDENNES? JE CROIS QU'IL RISQUE D'Y TRAVAILLER ENCORE POUR UN BOUT DE TEMPS   

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Mardi 12 février 2008

Communiqué de presse

 

Une rencontre a eu lieu entre les ex-salariés de Thomé Génot et Michèle Leflon, vice-présidente du conseil régional, afin de faire le point sur la situation près de quinze mois après la liquidation de Thomé Génot.

L'accord prévoyait zéro chômeurs à la sortie du dispositif. En fait seule une petite centaine des ex-Thomé Génot est actuellement en emploi durable (CDI ou création d'entreprise) et l'absence de reclassement touche particulièrement les femmes et les salariés les plus âgés.

Des initiatives ont été envisagées pour faire aboutir le reclassement de tous.

Le Contrat de Transition Professionnel étant un dispositif expérimental, les anciens " bénéficiaires " ont des propositions pour l'améliorer :

  • sur la réglementation insuffisante dans certains cas. Mieux vaut ne pas être malade pendant la durée du CTP, car c'est perdant/perdant. L'adhésion au CTP se traduit par l'abandon du salaire des deux mois de préavis, mais il n'y a pas de compensation de salaire pendant la durée du congé maladie, ni prolongation en conséquence du CTP pour aider au reclassement. Le CTP, c'est aussi une perte de trimestres pour ceux qui auraient pu prétendre à la retraite avant 60 ans en ayant leurs années de cotisation. Un déménagement hors département se solde par des difficultés administratives insurmontables !

  • sur les moyens mis en oeuvre pour contribuer au reclassement : le stage d'orientation a été une perte de temps pour un nombre important de personnes ; les conseillers étaient insuffisamment formés, les formations ne répondant pas à un " métier en tension " ont été difficiles à obtenir, avec des délais d'attente pour le financement ; l'absence d'aide pour les formalités administratives, de possibilités de recours à une assistante sociale ne dégageaient pas les salariés de préoccupations très lourdes afin qu'ils puissent se consacrer à leur recherche d'emploi.

Surtout l'absence d'implication des entreprises ardennaises dans le reclassement n'a pas permis à ce dispositif de servir véritablement à autre chose qu'au maintien du salaire pendant un an. Il aurait fallu une véritable table ronde avec des entreprises susceptibles d'embaucher. Les compensations de salaires conduisent les patrons à embaucher avec des salaires très bas malgré les qualifications, maintenus après l'arrêt des compensations. Des questions se posent : à quoi a servi la mission Arcelor de revitalisation du département ? Mais aussi les crédits alloués par le fond européen d'ajustement à la mondialisation ont ils tous été utilisés dans le fonctionnement du CTP ? Sinon, que sont ils devenus ?

 

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Mardi 12 février 2008

 

Bogny-sur-Meuse 

Lenoir-et-Mernier / Offre de reprise pour Jayot-LCAB


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Jean-Paul Mayette (à droite) et Régis Méo espèrent convaincre le liquidateur judiciaire et obtenir le feu vert pour un redémarrage rapide.

Une offre de reprise a été faite auprès de Maître Brucelle, liquidateur judiciaire de FAV LCAB, pour les Ets Jayot et l'usine LCAB de la rue Jourde.
Ce projet sous forme de Scop (société coopérative ouvrière de production) émane de Jean-Paul Mayette, directeur du site de Gespunsart, et Régis Méo, responsable logistique à Bogny-sur-Meuse. Ce tandem a déposé son programme dès jeudi. Le plan prévoit un redémarrage d'activités sur les deux lieux géographiques avec 26 salariés-associés qui ont accepté de se regrouper en mettant la main au porte-monnaie. Dans le cadre d'un tel scénario, ils verseraient chacun 150 à 1.500 euros dans l'affaire. Soit un capital de départ de 505.000 euros.
D'autres partenaires financiers ont contribué au montage financier de l'éventuelle Scop : le comité d'investissements IDES (90.000 euros de titres participatifs), la Socoden (60.000 euros en prêts participatifs), la Spot (60.000 euros en titres participatif), le Crédit coopératif (200.000 euros d'emprunts bancaires) et enfin le fonds Arcelor (198.000 euros en prêt participatif).
Des apports qui ont pu être obtenus avec l'appui efficace de Marie-Madeleine Maucourt, directrice de l'Union régionale des sociétés coopératives ouvrières de production, laquelle accompagne les candidats-repreneurs depuis plusieurs semaines.
« Des fonds qui permettraient de payer les actifs de l'entreprise, remettre notre outil de production en état et financer notre trésorerie. Et de s'engager dans un projet durable et pérenne », disent en chœur les deux protagonistes du projet. « Cela nous dégagerait aussi un fonds de roulement de trois mois. »
Une fois l'entreprise constituée, il est prévu d'embaucher sept ex-salariés Jayot-LCAB n'ayant pu s'engager financièrement.
Si la deuxième Scop ardennaise (après Radio Val de Meuse) venait à voir le jour, cette société œuvrerait dans la forge-estampage.
En concevant des colliers et brides d'induction d'eau à Gespunsart avec neuf employés et en fabriquant de la carrosserie pour matériels agraires, des pièces d'équipements routiers et des fixations pour caténaires à Château-Regnault avec 17 à 24 salariés.
« Mais il est important d'obtenir le feu vert le plus vite possible afin de ne pas perdre nos clients », précise Jean-Paul Mayette.

Pascal Remy



***

D'autres pistes

D'autres pistes de réindustrialisation des sites de production du groupe Lenoir-et-Mernier sont dans les cartons.
On sait ainsi que Jean-Marie Lambert, PDG de la société Anc'os, qui emploie treize salariés à Donchery dans la fabrication de fixations lourdes, a déposé il y a déjà quinze jours une offre de reprise de Lenoir-et-Mernier auprès de Maître Stackler. Un projet que l'industriel ardennais s'attelait encore à peaufiner ces dernières heures avant sa probable présentation, aujourd'hui, au liquidateur judiciaire.
Par ailleurs, Pascal Masséna a fait visiter samedi l'ensemble des sites de production du groupe Lenoir-et-Mernier FAV-LCAB à des responsables du groupe américain « Team » (Trans Euro Asset Management).
L'ensemble polonais dont on parlait depuis quelques jours s'est quant à lui désisté.
Concernant la Seroma, un cadre de Ninin-Plismy-Lejay reste sur les rangs pour pérenniser l'avenir d'une entreprise ayant donné des gages de solidité avant les problèmes connus par le groupe Lenoir-et-Mernier.

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Mardi 12 février 2008

Charleville-Mézières 

Coup de force des Lenoir-et-Mernier qui retardent le départ du TGV


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Hier matin à 7heures, une centaine de salariés de Lenoir-et-Mernier ont bloqué le premier TGV en partance pour Reims. Les voyageurs ont subi un retard de 28 minutes. Mais ce coup de force des métallos bognysiens n’a été marqué par aucun incident.
PHOTO : Scène plutôt sympa : les voyageurs du TGV 28097 et les métallos en colère se sont salués au moment où le train partait en direction de Reims.

Hier matin à 7heures, une centaine de salariés de Lenoir-et-Mernier ont bloqué le premier TGV en partance pour Reims. Les voyageurs ont subi un retard de 28 minutes. Mais ce coup de force des métallos bognysiens n’a été marqué par aucun incident.

HIER, six heures quarante-cinq du mat'. La gare SNCF s'éveille. Les premiers usagers arrivent dans la salle des pas perdus, consultent mécaniquement le panneau électronique des départs de trains, compostent leur billet et prennent pour la plupart la direction du quai 1.
Il y a plus de monde qu'à l'accoutumée. Quatre jours après la liquidation de leur entreprise, une centaine de salariés de Lenoir-et-Mernier se sont, en effet, donné rendez-vous là pour une nouvelle action de revendications.

Compréhension et grogne

Après un défilé dans les rues de Bogny, vendredi, une « manif » samedi à l'occasion de la « portes ouvertes » à la future médiathèque, les métallos de la Vallée de la Meuse ont investi l'endroit. Objectif : empêcher le départ du TGV de 7 h 21.
Pour opérer ce coup de force, les « Lenoir-et-Mernier » se postent tous sur la voie ferrée, devant la tête du train. Ils hissent leurs banderoles et scandent « Tous ensemble, tous ensemble, ouais, ouais ».
D'abord interloqués, les voyageurs comprennent vite la situation. Les réactions sont diverses.
Les uns se montrent compréhensifs. Comme cette musicienne de Viroflay : « pour la première fois que je prends le TGV, c'est une réussite ! Mais il faut faire preuve de compréhension envers ceux qui perdent leur emploi ».
Prenant la direction de la capitale pour y suivre des cours de danse, Amandine prend la chose de façon cool. « Ce n'est pas grave. On va s'armer de patience ».
Joséphine, une Dromoise, se montre aussi clémente. « Même si je vais rater ma correspondance pour Valence, je comprends ce mouvement de rétention des trains. La société d'aujourd'hui engendre souvent ce type de situation ».

28 minutes d'occupation

L'avis de Michèle est plus nuancé. « On n'a pas trop le choix. Il y a d'autres manières de manifester que de prendre les usagers en otage. Mais pour moi qui vais voir mes enfants, ce n'est pas trop important ». D'autres sont moins conciliants. Tel ce soudeur sedanais : « ils ont raison de se défendre mais quand vous payez 150 euros un billet de train Sedan-Menton pour reprendre le boulot, c'est agaçant ».
Germain, ancien salarié de Drumel, regrette d'avoir à pâtir de ce conflit. « Je travaille comme décorateur de villas à Saint-Raphaël et je suis vraiment dans l'embarras. Même si je comprends la détresse de ces gens ».
Après voir envisagé de transférer les passagers à destination de Reims dans le Ter de 7 h 38, le personnel de la SNCF se ravise.
Les pourparlers avec les métallos ont porté leurs fruits. Ancien chef de la gare locale et désormais responsable de l'unité opérationnelle, Bruno Palanca a fait jouer ses talents de négociateur. Ne désirant pas se mettre les voyageurs à dos, les licenciés économiques, un moment maladroitement pris à partie par un quidam, décident de lever le camp. Après avoir chanté : Chauffeur, si t'es champion, appuie sur le champignon.
Le blocage de la rame TGV aura finalement duré 28 minutes. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la Préfecture après une courte halte devant le siège du Medef.

Pascal Remy



***

Ultime CE mercredi

Alors que les 132 salariés du groupe Lenoir-et-Mernier devraient recevoir leurs lettres de licenciement en fin de semaine, une ultime réunion de comité d'entreprise aura lieu ce mercredi avec MaÎtre Brucelle, le liquidateur judiciaire. Le lendemain, les représentants du personnel auront un entretien préalable.
Enfin, il est probable qu'on connaisse dans les prochains jours des projets de reprise de pans industriels de l'ensemble bognysien.

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