Samedi 8 mars 2008

Charleville-Mézières 

Charleville-Mézières / Lenoir-et-Mernier Pascal Massena va faire appel


 

Pascal Massena a indiqué hier qu'il comptait faire appel de la décision rendue jeudi par le tribunal de commerce du chef-lieu, qui a écarté son plan de reprise de la société Lenoir-et-Mernier, proposé en association avec la société ABH (nos éditions d'hier).
« Nous étudions les modalités de ce recours avec nos conseils, mais sur le principe, nous sommes résolus à contester cette parodie de justice », a-t-il expliqué.
Pascal Massena comme son avocat parisien Pierre-Emmanuel Fender se disent notamment « sidérés » que dans son jugement, le tribunal ait indiqué « vider son délibéré » (c'est-à-dire rendre sa décision) dès le 7 mars au lieu du 11, « sur demande du procureur de la République du fait de la menace qui pesait sur l'ordre public, et au risque de séquestration du personnel du palais, malgré des forces de l'ordre importantes ».
Pour Pascal Massena, c'est un argument « tout simplement incroyable : rarement décision n'a été rendue dans un tel calme… »
Il conteste également avoir été effectivement directeur général de Lenoir-et-Mernier (argument qui lui a valu d'être évincé).
« Je rappelle que nous pouvions sauver plus d'une centaine d'emplois.
Et si je respecte le projet de Scop, je trouve en revanche incroyable qu'on ait accepté la proposition de la société Anco's dont je mets en cause la réelle crédibilité (dans ce secteur d'activité) du dirigeant… »

A noter enfin que dans le volet pénal, Pascal Massena et la société ABH ont décidé de se porter partie civile dans la procédure engagée à l'encontre de l'ancienne direction de Lenoir-et-Mernier.
Ph.M.

par rey charles
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Samedi 8 mars 2008

Ardennes / Economie Zone franche : 362 emplois déjà créés


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Sébastien Docq avec Jean-Marie Mohimont qui a créé à Sedan une TPE spécialisée dans la photographie aérienne.

Applicable jusqu'au 31 décembre 2011, l'amendement Warsmann qui accorde aux investisseurs des exonérations fiscales produit ses premiers effets. Mais on attend encore beaucoup mieux de cet outil unique en France.LE dispositif « zone franche » mis en place en début d'année 2007 commence à faire frémir l'économie ardennaise.
Selon les premiers enseignements officiels donnés par la chambre de commerce et d'industrie et l'Urssaf, des résultats positifs sont recensés tant en terme de création/reprises d'entreprises que de recrutement d'effectifs.
Lors d'un point-presse établi il y a quelques jours, Sébastien Docq s'est réjoui de la réelle dynamique enclenchée lors des trois derniers mois de 2007. « Une période au cours de laquelle il y a eu une accélération notoire d'événements dans le bassin d'emploi à redynamiser. »
Sur l'ensemble des Ardennes, l'évolution chiffrée fait apparaître qu'en 2007, 1.056 entreprises ont été créées (776) ou reprises (280) dans l'industrie (197+54), les commerces (307 + 155) ou les services (272 + 71).
« Jamais un tel chiffre n'avait été enregistré dans le département ces dernières années », affirme Sébastien Docq.
Le professeur d'économie de 24 ans note que dans le domaine des services, plus de 50 % d'augmentation est constaté en un an.
Concernant le bassin d'emploi à redynamiser où s'exerce justement la zone franche (80 % du territoire, 362 communes), 941 entreprises — dont 214 dans le secteur industriel, 311 dans les services et 416 commerces — ont été créées en 2007. Contre 850 en 2006. Ce qui, dans le même temps, s'est traduit par la création de 362 emplois.

« Grâce à un panel d'exonérations d'impôts et d'allégement fiscal sans précédent, la zone franche est l'outil de travail idéal pour relancer l'économie. Avec ces

mesures, les Ardennes sont un des territoires les plus attractifs ; le processus va donc encore s'amplifier en 2008 et 2009. »
On nuancera quelque peu les enseignements tirés en constatant que, jusqu'alors, ce sont essentiellement des TPE (très petites entreprises) qui ont sauté sur l'opportunité. Et après les disparitions successives de Thomé-Génot (300 salariés) et Lenoir-et-Mernier (132 employés) et les licenciements à APM (45), les Ardennais souhaitent que des PME à fort effectif s'implantent sur le territoire en répondant au pont d'or qui leur est fait. Bref, que des porteurs de projets plus ambitieux se manifestent sur le terrain en profitant de conditions d'implantation uniques en France.
Reste que grâce à l'amendement Warsmann, le service économique de la CCI a recensé, depuis avril, plus de 500 appels téléphoniques relatifs à des demandes de renseignements sur le dispositif.
« Après avoir eu un fonctionnement endogène, nous allons passer à la vitesse supérieure en essayant de capter des investisseurs extérieurs. Nous travaillons d'ailleurs sur une quinzaine de pistes intéressantes », souligne Hubert Rosoy, directeur de l'information économique à la CCI.
Avec une plus large promotion au Benelux, en Allemagne et en Ile-de-France, la mise en place d'un accueil téléphonique et d'un site Internet et l'attaque des départements limitrophes, la demande d'investir dans les Ardennes devrait décoller en 2008. Sinon, ce serait à désespérer…

Pascal Remy
par rey charles
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Vendredi 7 mars 2008
 

Une nouvelle affaire de "patron-voyou" dans les Ardennes suscite la colère des salariés

BOGNY-SUR-MEUSE (Ardennes) ENVOYÉ SPÉCIAL 

 


U
ne banderole tendue à l'entrée de l'usine et quelques inscriptions sur les murs traduisent la colère qui les ronge : "Pilleur", "voleur"... Depuis le 7 février, date de la mise en liquidation de leur entreprise spécialisée dans la production de boulons, les salariés de Lenoir et Mernier, à Bogny-sur-Meuse (Ardennes), ont le sentiment d'avoir été victimes d'un "patron-voyou".

Pour eux, Philippe Jarlot, qui dirigeait un groupe de plusieurs sociétés (dont Lenoir et Mernier), a non seulement très mal géré ses affaires, au point de devoir faire faillite, mais il s'est, de surcroît, enrichi illégalement en vendant des actifs à son seul profit.

 

Les dégâts sont lourds. Sur les quelque 160 personnes employées dans le groupe, 133 ont été licenciées à la suite de la liquidation de la plupart des usines ayant appartenu à M. Jarlot. Mais une partie de la main-d'oeuvre devrait finalement être épargnée par la casse sociale. Jeudi 6 mars, le tribunal de commerce de Charleville-Mézières a, en effet, accepté deux offres de reprise partielle qui prévoient de conserver une quarantaine d'employés. Mais il reste tout de même "90 personnes sur le tapis", observe Me Xavier Médeau, l'avocat des salariés.

Dans ce contexte, les personnels du groupe maintiennent leurs revendications : la désignation d'un médiateur et le versement d'une "prime supralégale" de 50 000 euros par salarié, en plus de l'indemnité conventionnelle de licenciement. Ce bonus vise à "réparer le préjudice moral" que l'ex-patron de Lenoir et Mernier a causé aux salariés, explique Claude Choquet, délégué syndical CFDT. Une telle doléance s'inspire du traitement accordé, il y a un peu moins d'un an et demi, aux ouvriers de Thomé-Génot, ce sous-traitant automobile installé à quelques kilomètres de Bogny-sur-Meuse qui avait été laissé exsangue par un groupe américain (Le Monde du 22 novembre 2006).

Pour se faire entendre, les salariés de Lenoir et Mernier ont multiplié les coups d'éclat au cours des dernières semaines : rassemblement devant un centre de tri postal, blocage de trains à la gare de Charleville-Mézières, etc. Parallèlement, ils ont écrit à l'Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) pour obtenir le paiement de l'indemnité exceptionnelle qu'ils réclament. L'organisation professionnelle leur a opposé une fin de non-recevoir. Même réponse du côté du ministère de l'économie, quand un conseiller de Christine Lagarde a reçu une délégation syndicale, le 27 février.

M. Choquet espère, malgré tout, que les services de l'Etat, les collectivités locales et les acteurs du monde économique feront un geste. Une réunion doit se tenir en début de semaine prochaine à la préfecture des Ardennes.

En attendant, la justice vérifie les accusations lancées contre M. Jarlot. "Une enquête a été confiée au SRPJ de Reims", affirme Francis Nachbar, procureur de la République de Charleville-Mézières. Plusieurs salariés ont déjà été entendus, quelques semaines après la plainte déposée par les personnels du groupe. Le conseil général des Ardennes a aussi l'intention d'engager une procédure judiciaire pour demander des éclaircissements sur l'utilisation d'une "avance remboursable" de 300 000 euros qu'il a attribuée à l'une des sociétés de M. Jarlot, indique Me Pierre Blocquaux, l'avocat du département.

Pour l'heure, l'ex-patron de Lenoir et Mernier réserve ses réponses au SRPJ. Son conseil, Me Ahmed Harir, conteste les "paroles en l'air" lancées par les salariés. Si des "mouvements suspects" s'étaient produits, l'administrateur judiciaire les aurait remarqués et signalés au parquet, argumente l'avocat, ajoutant que M. Jarlot n'était pas seul pour diriger l'entreprise.

Bertrand Bissuel
par rey charles
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Vendredi 7 mars 2008


communiqué


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Olivier Besancenot ma demandé de remercier les LENOIR et MERNIER / LCAB-JAYOT

et tous les Ardennais pour  l'acceuil reçu quand il est venu mercredi 5 mars

à Bogny sur Meuse au rassemblement de soutient aux salariés licenciés.

il sera dimanche soir à la télévision, il a dit qu'il en profiterait pour parler

des LENOIR et MERNIER/  LCAB JAYOT 


JE TIENS A REMERCIER OLIVIER AU NOM DE L'ASSOCIATION.


Charles Rey

 

par rey charles
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Vendredi 7 mars 2008

 

SUR RADIO 8

DOSSIER SPECIAL LENOIR ET MERNIER

http://www.radio8fm.com/

par rey charles
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Vendredi 7 mars 2008

Charleville-Mézières 

Lenoir-et-Mernier / Une quarantaine d'emplois sauvés


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En arrière plan, MM. Massena et Sevestre ; au premier plan, deux investisseurs anglais.
Photos Karen Kubena

 

FIN du suspense pour le premier acte du dossier Lenoir-et-Mernier/FAV-LCAB !
Au terme d'une longue audience, à la fin de laquelle le tribunal de commerce avait renvoyé son délibéré, on a appris hier soir vers 19 heures que les deux projets de reprise de Lenoir-et-Mernier par Anco's (Donchery) et de LCAB/Jayot par une S.A. coopérative avaient été acceptés puisqu'ils ne portaient pas sur les mêmes secteurs du groupe Lenoir-et-Mernier.
Ce qui signifie, dans le premier dossier, un retour à l'emploi pour 10 personnes immédiatement sur le site de Braux, avec un objectif de 20 à 25 salariés à terme, à mesure que le chiffre d'affaires se développera. C'est ce qu'a proposé Jean-Marie Lambert, le pdg d'Anco's, une pme doncheroise employant déjà 12 personnes.
La validation du second dossier de reprise de ce que l'on appelle depuis le début le « projet de scop » mené par Jean-Paul Mayette et Régis Meo, autorise aussi l'embauche immédiate de 33 salariés répartis sur les sites de Gespunsart et de Château-Regnault.
Ce n'est pas dans l'euphorie qu'a été accueillie cette décision car, comme l'a rappelé Claude Choquet, le porte-parole du personnel, « il y a encore presque une centaine de salariés qui restent sur le carreau ».
Raison de plus donc pour continuer à se battre pour l'indemnité supra-légale de licenciement réclamée depuis le début du mouvement il y a maintenant presque quatre semaines.
Hier, en fin d'après-midi, les salariés ont fait savoir qu'ils ne bougeraient pas du palais de justice sans avoir obtenu l'assurance de la nomination d'un médiateur.
Finalement, MM. Blondel et Mauvais, respectivement secrétaire général de la préfecture et chef de cabinet de la préfète, sont venus rencontrer une délégation pendant vingt bonnes minutes.
Les choses sont-elles en train d'évoluer significativement ?
Une nouvelle table ronde a été annoncée pour lundi ou mardi au plus tard. Elle aura lieu à la préfecture en présence de tous les acteurs du dossier, des représentants des collectivités territoriales mais aussi d'un délégué de l'UIMM nationale, l'instance à laquelle les Lenoir-et-Mernier avaient demandé un rendez-vous en vain jusqu'à présent.
« C'est à eux tous que l'on demandera l'indemnité en réparation du préjudice moral causé par notre licenciement ! », a conclu Claude Choquet sous les applaudissements de ses camarades.

Patrick Flaschgo



***

Philippe Jarlot « très affecté »

Philippe Jarlot, l'ancien patron du groupe Lenoir-et-Mernier, que les salariés licenciés traitent de « voleur » et de « patron voyou » depuis le début du mouvement, s'est exprimé hier par la voix de son avocat Me Ahmed Harir.
Il se dit « très affecté » par tout ce qu'il lit et entend sur « les hypothèses de détournements de fonds, malversations, escroqueries et abus de biens sociaux » qui lui sont imputées.
Philippe Jarlot serait « très serein » en attendant le début de l'enquête judiciaire. À ce jour, il n'a pas encore été entendu par le SRPJ (qui a cependant commencé les auditions de témoins).
Enfin, l'ancien pdg, qui affirme de ne pas s'être « enrichi sur le dos de la société Lenoir-et-Mernier » n'exclut pas de porter plainte « en diffamation » si les accusations persistaient sur sa personne.


***

La 3e proposition Massena rejetée !

L'acceptation des deux « petits » plans de reprise a éliminé du même coup la 3e solution qui se présentait comme la plus généreuse sur le plan social.
Grande déception pour Pascal Massena qui revenait in extremis avec une troisième proposition de reprise (globale celle-ci) en annonçant un total de 101 emplois sauvables sur l'ensemble des sites.
Le tribunal a jugé cette proposition inacceptable officiellement pour deux raisons.
D'abord, parce que Pascal Massena, ex-bras droit de Philippe Jarlot, a été directeur général du groupe Lenoir-et-Mernier à partir de fin 2007 (« sans appointements et seulement pour pouvoir monter mon dossier de reprise ! », a-t-il protesté devant le tribunal)… et qu'un ancien dirigeant ne peut juridiquement être repreneur.
La deuxième raison est sans doute économiquement plus sérieuse. Le plan de financement de la société (à créer) ABH Développement dans laquelle Pascal Massena aurait été le directeur général avec 10 % des parts et Pierre-Olivier Sevestre le pdg avec 83 % des parts, n'a apparemment pas eu le temps de présenter des garanties suffisantes.
Le plan qui annonçait un apport, dans la future nouvelle entreprise, de 1,5 à 2 millions d'euros comportait au moins deux incertitudes : une subvention non confirmée du Conseil régional et un prêt à 4,5 % du fonds Arcelor pour la réindustrialisation, également non confirmé.
Cependant, la nouveauté de cet énième plan Massena était d'apporter environ 700.000 euros de capitaux en partie britanniques, notamment ceux de la société Staytite (représentée par son directeur Andrew Black qui avait fait le déplacement), une société qui distribue au niveau international de la boulonnerie et de la fixation industrielle et qui cherchait, pour le coup, à en produire afin d'alimenter des marchés en développement en Europe de l'Est. Initialement, le tribunal avait prévu de rendre son délibéré mardi prochain… puis s'est ravisé dix minutes plus tard en suivant le susbtitut Lenoir qui, lui, avait préconisé dans ses réquisitions… de ne pas attendre.
Sans doute fallait-il aussi calmer le jeu pour éviter tout incident dans le palais de justice où tous les licenciés de Lenoir-et-Mernier attendaient depuis le début de l'après-midi.
Pierre-Emmanuel Fender, l'avocat parisien qui présentait le dossier Massena, s'est indigné de ce revirement soudain des juges empêchant ses clients de toute possibilité de produire les attestations manquantes en temps voulu.
Se souvenant sans doute de l'affaire Thomé-Génot, le président Claude Salmon et ses confrères n'auront certainement pas voulu prendre de risque devant « un projet apparemment beaucoup plus artificiel », comme l'a qualifié le ministère public, « que les deux autres ».
P.F.

par rey charles
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Jeudi 6 mars 2008

Bogny-sur-Meuse 

Lenoir-et-Mernier : un millier de personnes dans la rue


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Un millier de personnes se sont rassemblées hier à Bogny-sur-Meuse pour manifester leur soutien aux licenciés de Lenoir-et-Mernier. Une large représentation syndicale et politique (de gauche) était visible sur le terrain.

Un millier de personnes se sont rassemblées hier à Bogny-sur-Meuse pour manifester leur soutien aux licenciés de Lenoir-et-Mernier. Une large représentation syndicale et politique (de gauche) était visible sur le terrain.

DANS la quatrième semaine de leur mobilisation pour faire reconnaître le préjudice causé par leur licenciement et obtenir une prime supra-légale, les 136 ex-salariés de Lenoir-et-Mernier ont peut-être enfin connu hier quelques instants de satisfaction : celle de se sentir soutenus par la population et les élus. Du moins ceux de gauche.

La manifestation de Bogny-sur-Meuse a rassemblé hier après-midi un millier de personnes.
Pour la première fois depuis le début du conflit, le mouvement a pris des allures unitaires : on a pu voir dans la foule des banderoles non seulement CFDT (seul syndicat représenté chez Lenoir-et-Mernier) mais aussi CGT, FO, SUD et FSU. Mieux que pour un 1er mai ! Du côté des partis politiques, le PS, le PCF avaient leurs représentants et même la LCR dont le porte-parole national, Olivier Besancenot, avait fait le déplacement de Paris !

Les écharpes tricolores se comptaient presque par dizaines : élus municipaux de Bogny bien sûr, le maire Erik Pilardeau en tête, mais aussi de Nouzonville et de Monthermé et le député Philippe Vuilque.

Pas moins de douze orateurs se sont succédé au micro. Voici un florilège des petites phrases à retenir.

Jean-Marie Berthier, UD CFDT : « La réponse qui a été faite aux Lenoir-et-Mernier traite toutes les Ardennes par le mépris ».

Claude Choquet, Lenoir-et-Mernier : « Si nous en arrivons à commettre des actions incontrôlées, il faudra chercher la responsabilité chez ceux qui ne nous écoutent actuellement pas ».

Bruno Cuny, CFDT Métaux : « Y aurait-il plusieurs catégories de salariés dans les Ardennes ? » (Allusion au dossier Thomé-Génot).

Patrick Lattuada, UD CGT : « Nous sommes là pour dénoncer un déni de justice. Il est impensable que vous n'ayez pas obtenu de réponse depuis le début du mouvement ».

Blondeau FO : « Encore un nouveau drame économique qui touche exclusivement la classe ouvrière. […] La préfète, dans un premier temps, dialogue, et dans un deuxième temps… envoie les CRS ! »

Jean-Marc Adams, syndicat Sud : « Les collectivités territoriales peuvent être inquiètes à l'idée de mettre le doigt dans un engrenage ». (Allusion à l'indemnisation des anciens Thomé-Génot) ».

Annie Florès, PS :
« Et si on proposait à l'ancien président de l'UIMM*, Denis (Allusion à son indemnité de départ de 1,5 million d'euros).

Sylvain Dalla Rosa, PCF : « Les Ardennes ne doivent pas être une terre où l'on vient s'engraisser sur le dos des Ardennais ».

Erik Pilardeau, maire et conseiller général PS : « Il faudra que la vérité soit faite à tous les niveaux ! »
Philippe Vuilque, député PS : « Cette entreprise était viable. Et maintenant, après le gâchis, le mépris ! Les pouvoirs publics jouent le pourrissement »

Yannick Langrenez, ancien Thomé-Génot : « On nous avait dit que Thomé-Génot, c'était un accident, un cas exceptionnel… »

Patrick Flaschgo

(*) Union des Industries Métallurgiques et Minières.


***

Bachy écrit à Sarkozy

Le président PS de la Région Champagne-Ardenne a écrit une longue lettre à Nicolas Sarkozy dans laquelle il lui résume le dossier Lenoir-et-Mernier depuis le début.
Jean-Paul Bachy suggère aussi au Président de la République que « seul un geste de solidarité significatif de la part du Medef ou de l'UIMM vis-à-vis des salariés de Lenoir-et-Mernier pourrait contribuer à l'apaisement. […] Vous avez dit pendant la campagne présidentielle : je ne crois pas à une économie prospère sans morale. Lorsque vous êtes venu dans les Ardennes, vous avez promis aux Ardennais votre soutien, c'est le moment de passer à l'acte ».
Annie Florès a lu un message de soutien de François Hollande, le 1er secrétaire du PS.
Et Sylvain Dalla Rosa a lu celui de Marie-Georges Buffet. La secrétaire générale du PCF annonçait que les parlementaires communistes ont saisi le ministre de l'Industrie « afin que s'engage une véritable négociation ».


***

Olivier Besancenot : « Partout des gens relèvent la tête ! »

Porte-parole national de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot a pris la parole vers 15 heures :
« Je vous apporte une présence militante : les luttes, ça peut parfois payer ! […] L'Imprimerie nationale, Kléber, Ford, Téfal et ici Thomé-Génot il y a un an et demi et maintenant Lenoir-et-Mernier…
Partout il y a des gens qui relèvent la tête […] Il faudrait que le mouvement de rassemblement et de protestation unanime qui se produit ici aujourd'hui puisse se répercuter à l'échelle nationale. Nous allons nous y employer… »

 

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Les licenciés de Lenoir-et-Mernier, soutenus pas les syndicats et les élus, ont crié leur colère dans les rues.
Photos Karen KUBENA.
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Olivier Besancenot est revenu hier dans la Vallée de la Meuse ; la dernière fois, c'était pour soutenir les Thomé-Génot fin 2006.
 

 

par rey charles
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Jeudi 6 mars 2008



Plus de 1000 personnes pour le rassemblement à Bogny sur Meuse,
 
Les Elus,les syndicats CFDT-CGT-FO-SUD,

Les Politiques PS-PC-LCR départemental étaient présent,

Au niveau Nationnal Olivier Besancenot s'était déplacé,
 
Marie George Buffet et François Hollande

avaient envoyé un mot de soutient lu par les organisations politiques.

Un grand bravo à toute ses personnes.

l'association des anciens de Thomé Génot était présent avec une douzaine d'anciens salariés de Thomé Génot . 


Yannick à fait un superbe discourt à la tribune pour apporter notre soutient à Jayot l'ancienne filiale de Thomé Génot
et Lenoir et Mernier/ LCAB.


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Les LENOIR ET MERNIER LCAB JAYOT nous remercie pour notre soutient.







reportage FR3   cliquez sur le lien  puis cliquez sur mercredi 5 mars


http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=c51a_1920&video_number=0

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Mercredi 5 mars 2008

événement

Le comble de l’exaspération des Lenoir-et-Mernier

L’UIMM accepte d’indemniser son ex-dirigeant, poursuivi pour abus de confiance, mais pas les salariés de l’entreprise Lenoir etMernier, victimes d’un patron voyou.

« Aucun médiateur de nommé, aucune réunion avec l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie). Pendant ce temps, la même UIMM indemnise son patron à hauteur d’1,5 million d’euros. » Les cent soixante salariés de l’entreprise ardennaise Lenoir-et-Mernier, basée à Bogny-sur-Meuse, sont au comble de l’exaspération. Depuis la mise en liquidation judiciaire de cette entreprise de fabrication de boulons, le 7 février dernier, à la suite de malversations d’un patron voyou, ils n’ont cessé de multiplier les actions de revendication (barrages filtrants, blocages de services publics, etc.). Leur patron ayant été adhérent de l’UIMM, ils réclament, en toute logique, une « indemnisation à hauteur de cinquante mille euros par salarié » auprès de cette organisation pour le « préjudice moral subi à la suite de la liquidation causée par la gestion d’un patron voyou » (lire notre édition du 22 février). Ce que refuse catégoriquement l’organisation patronale, qui a renvoyé la balle à l’État et aux collectivités locales.

La semaine dernière, les Lenoir ont été reçus au ministère de l’Économie et des Finances. Mais cette rencontre s’est soldée par un échec. L’État ayant fait savoir qu’il ne donnera pas un centime pour régler l’indemnité supra-légale. La nomination d’un médiateur, proposée quelques jours avant par la préfète, a également été remise en cause par l’État. Lequel a nommé un coordinateur. Une solution que réfutent les salariés. « Un coordinateur n’aura pas la capacité de débloquer la situation car il possédera moins de moyens d’intervention qu’un véritable médiateur », insiste Claude Choquet délégué syndical CFDT de l’entreprise ardennaise. Déterminés à obtenir gain de cause, les Lenoir-et-Mernier ont bloqué hier les voies de la gare de Charleville-Mézières jusqu’en début d’après-midi. « Nous réclamons la nomination par l’État d’un médiateur afin que tout le monde puisse se réunir autour de la table pour trouver une solution à la situation des salariés », a répété Claude Choquet. Évacués par les gendarmes, qui ont fait usage de grenades lacrymogènes, les salariés se sont ensuite rendus vers la préfecture, où ils espéraient être reçus.

Alors que les salariés licenciés de Lenoir persistent à vouloir être entendus sur l’indemnisation du préjudice moral causé par un patron voyou, l’annonce de l’UIMM de verser 1,5 million d’euros à M. Denis Gautier-Sauvagnac, l’ancien dirigeant du syndicat mis en examen pour recel, abus de confiance et travail dissimulé, a de quoi choquer. On accorde 1,5 million d’euros à un responsable patronal poursuivi en justice et rien à des salariés victimes d’un patron voyou. Soutenus par les élus, les salariés appellent à un rassemblement de solidarité et de soutien à Bogny-sur-Meuse, demain, mercredi 5 mars. Tous les responsables politiques et syndicaux sont invités à participer à ce mouvement. Pour rappeler que ce sont les victimes qui doivent être indemnisées et non les responsables.

Alexandra Chaignon

par rey charles
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Mercredi 5 mars 2008

Charleville-Mézières 

LENOIR-ET-MERNIER / Répétition avant le jour J


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Grâce à la mobilisation des Lenoir-et-Mernier, le rassemblement symbolique devant le siège du Medef à Charleville, à l'appel de la CGT, a pris un relief particulier.

 

Hasard du calendrier. L'union départementale CGT appelait, hier, à un rassemblement symbolique devant le siège du Medef, à Charleville, dans le cadre des négociations nationales sur la « pénibilité » de certains emplois.
Grâce à la mobilisation des Lenoir-et-Mernier, le rendez-vous a pris un relief particulier. Et, au total, c'est une centaine de manifestants qui a d'abord bloqué l'avenue Leclerc, puis le carrefour des Deux-Villes.
Après l'évacuation musclée de la veille à la gare SNCF, on dira qu'il s'est agi d'une répétition plus sereine avant le rassemblement de solidarité prévu, aujourd'hui, à partir de 14 heures, à Bogny, place Danton.
Les ex-salariés de Lenoir- et-Mernier espèrent à cette occasion que toutes étiquet- tes syndicales ou politiques confondues, « un maximum d'Ardennais de bonne volonté viendra leur témoigner leur solidarité ».
Et les soutenir dans leurs revendications : la nomination d‘un médiateur, et donc de véritables avancées pour obtenir une indemnité extra-légale de l'ordre de 50.000 euros.
A ce sujet, le délégué Claude Choquet et ses collègues ont rendu public, hier, un ensemble de documents prouvant que leur entreprise était toujours liée à l'Union de la métallurgie (UIMM) au jour de sa liquidation. Ils ont ainsi retrouvé des convocations signées Lionel Vuibert invitant le directeur de Lenoir-et-Mernier à assister aux réunions du comité directeur de l'UIMM des Ardennes… Et différents autres courriers comme des questionnaires sur les effectifs ou des documents sur la formation professionnelle.
« C'est notre réponse à M. Saint-Geours, le nouveau responsable national de l'UIMM, qui a déclaré, sur France Inter, que Lenoir-et-Mernier n'était plus adhérent de son organisation et que, du coup, il ne pouvait rien faire pour nous… » ironisait Claude Choquet.
Lequel se tourne aussi, désormais, vers les collectivités locales et l'Etat (dont on imagine cependant que le précédent Thomé-Génot les embarrasse).
Car le temps presse : jeudi, le tribunal de commerce se prononce sur les projets de reprise partielle et, mercredi prochain, les licenciés sont censés signer leur entrée dans le Contrat de transition professionnelle.
A noter, enfin, que Pierre Cordier, conseiller général UMP de Nouzonville, d‘une part, et qu'Alain Bocquet, président du groupe PCF à l'Assemblée, ont, chacun de leur côté, écrit au Garde des Sceaux pour lui demander d'accélérer la procédure judiciaire en cours visant l'ancien PDG de Lenoir-et- Mernier.

Ph.M.

Manifestation à 14 heures à Bogny, place Danton.

 

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