les thomé génot seront les prioritaires pour ses emplois.
c'est l'annonce que l'ont nous a promis il y 15 mois
aucune embauche, à si une en Moselle mais le pauvre il a appris que l'entreprise va licencier 600 emplois.
charles rey
ÉCO / La mission Arcelor Mittal prospecte pour les Ardennes
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Benoît Labigne, chef de projets pour BPI.
Remy WAFFLART
La mission Arcelor Mittal a déjà financé 29 projets pour 310 emplois dans les Ardennes. Et six projets d’implantation sont dans les cartons de l’agence BPI chargée de revitaliser
le bassin d’emploi ardennais.
OBJECTIF : la création d’au moins 500 emplois en CDI en deux ans. L’échéance est fixée au 31décembre 2008. Mission impossible ?
« Depuis un an, nous avons déjà financé 29 projets d’entreprises représentant 310 emplois sur 2007-2008. » Chef de projets pour BPI, Benoît Labigne annonce même 375 emplois en prenant en
compte la période de 2007 à 2009. « Onze projets porteurs de 180 emplois sont en cours d’instruction. Et nous avons des contacts pour 55 projets correspondant à 260 emplois ».
Après Thomé-Génot
Voilà pour l’accompagnement financier. Société spécialisée dans la réindustrialisation et la revitalisation de territoires, BPI agit également en attirant de nouvelles entreprises. Benoît Labigne
revendique six projets qui pèsent entre 20 et 150 salariés. Dont deux centres d’appels. « Mais nous n’avons que 15 à 20 % de projets qui aboutissent ». Les investisseurs mettent le
département en concurrence avec d’autres territoires. Avec la zone franche, les Ardennes ont des attraits nouveaux. Et un taux de chômage qui, paradoxalement, peut attirer des employeurs en quête
de main d’œuvre.
Mais pourquoi les Ardennes alors que l’aciériste Arcelor- Mittal, qui a missionné BPI, est inexistant dans ce département ? « L’Etat français avait accompagné la restructuration d’Usinor
», indique Benoît Labigne. Au-delà de cette lointaine reconnaissance, la visite ardennaise du « candidat-ministre » Sarkozy après la déconfiture de Thomé- Génot ne fut pas étrangère
à cette mission. « Ce département a un pourcentage record d’emplois industriels qui représentent 38 % de l’emploi salarié, quand la moyenne nationale est de 21 %. » C’est un des constats
qui a guidé BPI dans son action.
« Avec les chefs d’entreprise, nous étudions leurs projets de développement. Quand ils nous paraissent viables, nous leur proposons un financement. » BPI fait des offres de prêts sans
garantie à des taux bonifiés qu’ils ne trouveront pas sur le marché : 3,75 % pour des sociétés existantes, 4,25 % pour des créateurs.
Les montants correspondent à 5.000 euros par emploi créé. Ils sont remboursables sur des périodes de 5 à 7 ans, sans autre garantie que la fiabilité des projets.
En concertation
« Nous avons détecté des projets que personne n’avait identifiés », remarque Benoît Labigne. Un « regard neuf », étranger aux enjeux locaux, et l’apport d’un dispositif
complémentaire ont contribué à aider des entreprises trop « le nez dans le guidon » pour s’intéresser à l’offre des aides possibles.
Le chef de projets cite l’exemple d’une unité de transformation agroalimentaire, qui n’avait pas trouvé de banque pour lui financer une extension de ses stocks. « Si elle se développe, elle
crée des emplois. On regarde son plan de développement sur trois ans. »
BPI travaille en étroite concertation avec les acteurs économiques locaux et régionaux. Au sein d’un comité d’engagement coprésidé par le préfet et le fondé de pouvoir d’Arcelor, un comité
d’échanges, plus technique, et un comité de suivi qui se réunit tous les six mois.
Sur une enveloppe de plus de 3millions d’euros, BPI en a déjà consommé plus de la moitié. Une de ses dernières recherches en date : une entreprise de chaudronnerie ayant des compétences dans
l’inox. Avis aux candidats.
Dominique Herbemont
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Spécialistes de la réindustrialisation
Leader mondial de l’acier présent à Reims avec sa branche Distribution, le groupe Arcelor Mittal a mobilisé d’importants moyens pour conduire des missions de revitalisation sur six bassins
d’emploi en France : à Fumel (Lot-et-Garonne), Romorantin (Loir-et-Cher), Oyonax (Ain), le Nord-Ardèche, l’Aube, et la vallée de la Meuse. Au total 2.000 emplois à créer en deux ans pour
revitaliser ces bassins sinistrés. Dont 500 pour le seul département des Ardennes qui se taille la part du lion. Une convention a été passée avec le préfet, après un accord global entre l’Etat et
Arcelor-Mittal France conclu fin 2006.
La société BPI a été retenue par appel d’offres, parmi cinq grands spécialistes en France, pour mener à bien cette mission. Elle dispose d’une équipe dédiée de 40 consultants sur les métiers de
la réindustrialisation et de la revitalisation. Dans les Ardennes, c’est une équipe de cinq personnes qui fait de la prospection en liaison avec six spécialistes qui, depuis Paris, font de la
détection de projets. Mailing, phoning, participation à des salons… L’équipe BPI a identifié quatre grandes filières susceptibles d’intéresser des investisseurs dans les Ardennes : la logistique,
grande absente dans ce département, le packaging à peine représenté, le travail des métaux, et les centres de la relation clients jusqu’à présent inexistants.
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