Samedi 7 juin 2008

Nouzonville / Social
Ardennes Forge : les témoignages qui accusent


 

« Je soussigné Yannick Langrenez, certifie sur l'honneur avoir entendu le PDG de Farinia… »
Ainsi débute l'un des témoignages versés, hier, au dossier dans l'affaire Ardennes Forge et qui semble bel et bien confirmer l'hypothèse que la société créée sur les cendres de Thomé-Génot ne fut jamais autre chose qu'un alibi.
Ancien syndicaliste CGT chez Thomé-Génot, aujourd'hui porte-parole de l'association des anciens salariés de la société liquidée à l'automne 2006, Yannick Langrenez assiste, le 14 janvier dernier, à la projection de « Silence dans la Vallée », le film de Marcel Trillat, dans les salons feutrés du Medef, à Paris.
Opération de communication ou pas de Laurence Parisot (en pleine affaire Gautier-Sauvagnac…), le film est suivi d'un débat.
Dans la salle, un certain Frédéric Guinot, PDG de la holding Farinia, qui détient la société Estamfor à Hautes-Rivières.
Il n'a jamais caché son intérêt pour Thomé-Génot, son savoir-faire et son carnet de commandes.
Mais son offre de reprise avait, en son temps, été écartée au profit de celle des Américains de Catalina.
Alors que la projection est terminée, Frédéric Guinot se lâche. Yannick Langrenez et d'autres anciens de Thomé-Génot l'entendent alors expliquer la manœuvre.
« Il a rappelé que la liquidation ayant eu lieu, Estamfor ou Farinia ne pouvaient agir directement. D'ailleurs la loi les aurait obligés à reprendre tout le personnel. M. Guinot a donc clairement reco- nnu qu'ils avaient eu l'idée de monter Ardennes Forge et d'y détacher Bruno Quéval, avec l'avantage de pouvoir disposer d'aides publiques indirectes via le CTP et le conseil général qui acheta les machines… »

« Sauver les machines »

Pour rappel, dans notre édition de jeudi, le dirigeant d'Ardennes Forge avait admis que les deux entités s'étaient rapprochées dans l'optique du projet en Chine.
Les témoignages écrits des ex-Thomé-Génot qui avaient entendu M. Guinot à Paris le 14 janvier, ont été brandis, hier, par les représentants des salariés d'Ardennes Forge reçus à la préfecture.
« Nous avons demandé aux pouvoirs publics de placer les dirigeants de Farinia devant leurs responsabilités. A l'époque, l'engagement était de maintenir 30 salariés sur le site pour 5 ans… »
Reste le rôle du conseil général, qui semble avoir été facilement piégé lui aussi (*) : «Nous souhaitons qu'il ne laisse pas partir les machines qu'il avait acquises comme a déjà disparu (mais pas pour tout le monde) la ligne de production la plus moderne censée partir en Chine, mais qui est en stand-by dans le centre de la France… » a encore expliqué un des salariés.
Lesquels devraient désigner leurs représentants légaux lundi.
Le début de la semaine sera d'ailleurs décisif, puisque l'on connaîtra aussi la réponse de Valéo et ses commandes de pôles d'alternateurs, sans que désormais plus grand monde ne se fasse d'illusions.

Philippe Mellet

(*) Dans un autre volet, on sait que le département avait été mené en bateau par les dirigeants de Lenoir-et-Mernier. D'où les demandes qui se multiplient pour que les aides publiques soient davantage contrôlées, via des experts indépendants par exemple.

 

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par rey charles
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Vendredi 6 juin 2008

Nouzonville / Social
Ardennes Forge : l'inquiétude et la colère


 

L'activité était toujours stoppée hier à Ardennes Forge, à Nouzonville, où les salariés ont décidé de cesser le travail, inquiets sur la pérennité de la société créée sur le site des anciens Ateliers Thomé-Génot (nos éditions d'hier).

Alors que dans un communiqué, le député PS Philippe Vuilque rappelait avoir dénoncé en son temps « la stratégie de délocalisation » et stigmatisait le groupe Farinia « qui va récupérer ce qui l'arrange. Le scénario était-il écrit d'avance ? On peut se poser la question… », des réunions de « médiation » et d'« information » ont eu lieu à la direction départementale du travail à la demande des salariés.

Dans la matinée, ce fut le PDG Bruno Quéval qui fut reçu.
En fin d'après-midi, c'était le tour d'une délégation de salariés (pour rappel, il y a actuellement 34 CDI, 15 CDD et 6 intérimaires). La plupart, anciens de Thomé-Génot, c'est-à-dire qu'ils furent d'abord stagiaires du Contrat de transition professionnelle pendant 3 mois (une clause de style, puisqu'ils travaillèrent d'emblée à des postes et sur des machines qu'ils connaissaient parfaitement) et que le même dispositif assura ensuite une partie du salaire…

De son côté, justement, l'association des anciens Thomé-Génot a exprimé son désarroi et sa colère : « Nous savons désormais que l'aventure personnelle qui nous était vendue par son directeur et par des élus en mal de panoplie héroïque n'était en fait qu'un leurre du groupe Farinia. » Et de demander que dans les jours et semaines à venir, ce groupe prenne donc ses responsabilités vis-à-vis des salariés, et leur apporte des « réponses claires notamment en terme de reclassement ».

Alors que la réunion se prolongeait hier soir à la direction du travail, on apprenait néanmoins qu'un rendez-vous à la préfecture était déjà acté pour les salariés, et que les services de l'Etat allaient vérifier les liens unissant Ardennes Forge et Farinia dans l'optique d'un éventuel plan de reclassement. Des liens que le PDG Burno Quéval nous avait au demeurant confirmés dès mardi, indiquant que la société Ardenne Forge avait intégré le groupe pour bâtir le projet d'usine en Chine (qui a finalement avorté).

Par ailleurs, une procédure va être engagée pour que les salariés puissent élire des délégués mandatés et aient ainsi accès à des informations sur la situation financière de l'entreprise.
Ph.M.

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Jeudi 5 juin 2008
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Jeudi 5 juin 2008

Nouzonville / Social
Ardennes Forge en sursis


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Comme un goût de déjà vu...

 

Créée sur les cendres de Thomé-Génot, Ardennes Forge est au pied du mur. Les salariés sont en grève, et le PDG Bruno Quéval espère un dernier signe d'espoir de Valeo, son principal client en pôles d'alternateurs.
Comme si l'histoire bégayait à Nouzonville. Devant les grilles de l'ex-usine Thomé-Génot, ils ne sont plus 300 mais une cinquantaine d'ouvriers. 34 CDI, 15 CDD et 6 intérimaires. Tous des métallos passés par le Contrat de transition professionnelle avant de retrouver du travail dans les mêmes lieux et sur les mêmes machines, mais sous une nouvelle appellation : Ardennes Forge.

Moins de deux ans après les homériques événements de l'automne 2006, la fuite des dirigeants américains et le combat pour la prime, ils ont l'impression de revivre le même feuilleton.
« Ils ont les nerfs à vif, et on les comprend » convient le PDG Bruno Quéval, qui avait décidé de créer cette nouvelle entité. Les murs loués au syndic François Brucelle, les machines achetées par le conseil général pour un million d'euros (via un système de location-vente sur cinq ans), le défi semblait osé.

« On savait que le marché des pôles d'alternateur n'était pas pérenne. On s'était donné cinq ans pour que le
« hors pôle » devienne l'essentiel de l'activité » explique le PDG. Mais le calendrier s'est emballé. Comme prévu, le marché de Ford arrive à expiration. Reste Valeo. « Ils sont revenus chez nous en juin 2007. Avec une condition : il fallait qu'une part de la production soit délocalisée dans un pays « low coast ». C'est à ce moment que nous avons bâti un projet en Chine. Avec le groupe Farinia comme partenaire. C'est pourquoi une ligne de production a été rachetée par anticipation au département et était prête à partir. Mais début 2008, le partenaire chinois a fait faux bond. »

Puis un autre problème a surgi : la hausse continue du prix de l'acier. « L'acier, c'est 40 % du prix de revient. Et si le client n'accepte pas qu'on répercute la hausse, on perd de l'argent… » poursuit le PDG. « Fin mars, nous avons bouclé l'année comptable avec 8 millions de chiffre d'affaires et en dégageant un léger bénéfice. Tout a changé désormais. On perd maintenant 40.000 euros par mois. » Relancé plusieurs fois, Valeo dira en début de semaine prochaine s'il accepte de faire un geste. Mais l'heure n'est plus à l'optimisme.

*Si Ardennes Forge perd les pôles, le seul marché « hors pôles » ne représente qu'un quart de son activité. Pour les salariés, « la ficelle est peu grosse. On a le sentiment que tout cela était un scénario écrit d'avance pour que Farinia (qui a une unité à Hautes Rivières que dirigeait jusqu'en 2006 Bruno Quéval) récupère in fine le carnet de commandes. Comme ils ne pouvaient pas reprendre Thomé Génot après la liquidation, ils ont utilisé un cheval de Troie. »

Question : que se passera-t-il si effectivement le marché des pôles disparaît. « Tout est ouvert » glisse Bruno Quéval. « Ici ou ailleurs. » Les salariés lui reprochent de ne pas avoir développé le « hors pôles » comme cela aurait pu être le cas. Ironie de l'histoire, dans le pire des cas, si Ardennes Forge sombre, une part des salariés pourrait effectivement être reclassée chez Farinia, et d'autres retrouver… le CTP.
Philippe Mellet

 

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par rey charles
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Mercredi 4 juin 2008

l'entreprise qui a repris Thomé Génot, la société Ardennes Forges est en gréve depuis ce matin à 9h00.
les ex salariés de thomé génot sont inquiet pour leur avenir,l'entreprise est en surcis jusqu'à juillet 2008.
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Vendredi 16 mai 2008

Bogny-sur-Meuse 

Leenoir etnoir-et-Mernier / L'ex-directeur mis en examen


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Philippe Jarlot.

 

Trois Ardennais ont été mis en examen hier matin dans le cadre de l'enquête concernant les malversations dénoncées par les ex-salariés de Lenoir-et-Mernier, cette entreprise de Bogny-sur-Meuse liquidée à la fin 2007.
L'ancien directeur de la SAS Lenoir-et-Mernier, Philippe Jarlot, l'ancien ferrailleur William Golinval et une ex-salariée de la société FAV-LCAB sont soupçonnés d'être mêlés à des abus de bien social, recel d'abus de bien social, abus de confiance ou banqueroute. Ces arrestations sont l'aboutissement des premiers mois de l'enquête menée par le SRPJ de Reims depuis le début de l'année.
Ariane Douniol, substitut du procureur qui a repris les dossiers financiers au parquet des Ardennes depuis le début du procès Fourniret : « Des dysfonctionnements avaient été révélés à l'occasion de la procédure collective ouverte à l'encontre des sociétés Lenoir-et-Mernier et FAV-LCAB et aujourd'hui, nous estimons avoir réuni suffisamment d'éléments pour mettre trois personnes en cause. Ces trois anciens dirigeants et salariés ont été placés en garde à vue mardi matin et déférés ce jeudi devant un juge d'instruction de Charleville-Mézières ».
Selon le parquetier, les malversations se sont étendues sur plusieurs années. Elles ont même continué après le placement de l'entreprise en redressement judiciaire en mai 2007, alors qu'un administrateur avait été nommé.
Les trois mis en examen ont été laissés libres, avec un contrôle judiciaire particulièrement strict comportant notamment une caution élevée. L'ancien dirigeant de la SAS Lenoir-et-Mernier est également sous le coup d'une interdiction de gérer. Ils encourent au maximum cinq ans de prison et une amende s'élevant à 75.000 euros ou 375.000 euros en fonction des chefs de poursuites.
Aujourd'hui, les investigations se poursuivent sous le contrôle du juge d'instruction carolomacérien.

Christelle Lefebvre



Les réactions


Claude Choquet, porte-parole des salariés : « On se réjouit que la justice ait suivi ce dossier, car il faut qu'un jugement soit rendu en mémoire des nombreux emplois perdus. L'ancien directeur va devoir s'expliquer, d'autant que la caution de remise en liberté s'élève à 400.000 €.
L'intérêt d'une telle décision est que les salariés, par le biais des prud'hommes, vont peut-être plus facilement obtenir une juste indemnisation pour le dommage subi »
.
Xavier Médeau, avocat des salariés : « Je me félicite de l'efficacité des services d'enquête. Ces mises en examen confirment les soupçons des salariés. On ne peut toujours pas chiffrer l'ampleur des malversations, mais on a désormais des éléments permettant d'affirmer que la liquidation n'est pas liée à une quelconque conjoncture ou mauvaise passe économique, mais bien à une volonté délibérée de piller les fonds de l'entreprise. Ces mises en examen marquent également la volonté de la justice de faire aboutir ce dossier au plus vite ».
Pascal Masséna, actionnaire du groupe ABH qui contrôlait l'entreprise ardennaise : « Une mise en examen ne veut pas dire culpabilité.
Mais s'il y a eu des fautes, il faut qu'il y ait condamnation. C'est le moins que l'on puisse attendre de la justice vis-à-vis des dizaines de salariés restées sur le carreau.
Mais cette décision peut aussi être l'arbre qui masque la forêt. Il faudra aller chercher plu loin dans ce dossier… »
.
Ahmed Harir, avocat de Philippe Jarlot : « Mon client sort très fatigué et affecté de 48 heures de garde à vue durant lesquelles il s'est longuement expliqué devant les enquêteurs. Je n'ai pas de commentaires à faire sur sa mise en examen, mais nous nions toute malversation de sa part dans ce dossier.
Il ne s'est pas enrichi au détriment de la société et n'est pas à l'origine de la faillite de Lenoir-et-Mernier. J'ai confiance dans l'efficacité de la justice qui ne manquera pas de mettre son innocence en évidence »
.
Erik Pilardeau, maire de Bogny : « Je n'ai pas de jugement à porter tant que la justice n'a pas suivi son cours. Il faut maintenant que l'instruction se poursuive et que toutes les investigations soient menées pour connaître enfin les tenants et les aboutissants de ce drame social. Ce serait, en effet, une bonne chose que les salariés sachent pourquoi on les a privés de leur gagne-pain ».
Pierre Cordier, conseiller général : « Je n'ai pas pour habitude de commenter les décisions de justice. Mais on sait que, souvent, il n'y a pas de fumée sans feu.
Beaucoup de salariés avaient d'ailleurs constaté des irrégularités dans la gestion de cette entreprise, que ce soit sur le site de Bogny ou celui de Gespunsart.
S'il s'avère que ces mises en examen sont fondées, ce serait la confirmation des doutes exprimés par de nombreux observateurs.
J'espère seulement que la vérité sera mise au jour car on sait pertinemment qu'on a tous été trompés et floués dans cette affaire qui fera date »
.
Propos recueillis par Pascal Remy et Jean-Claude Roussel

 

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par rey charles
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Lundi 5 mai 2008
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Mercredi 30 avril 2008


Je vous informe qu'attac 08 à programmé pour son ciné militant 2 films qui devraient vous intéresser ainsi que l'association des anciens de Thomé Gesnot.
Le mardi 13 mai à 20 h 00 au métropolis
"Les dissimulateurs"
un film de Denis Robert et Pascal Lorent
 (Des révélations sur les circuits de l’argent caché des transactions interbancaires. A qui profite le crime ? Qui sont les victimes ? Quels sont les rapports entre Clearstream, le trou du Crédit Lyonnais et la fermeture de votre usine ?
Une enquête incroyable en 2 parties.)
 
A l'issue de la projection un débat avec Renaud Lecadre, journaliste au journal Libération
 
Le 20 mai à 20 h 00, deuxième volet : "L'affaire Clearstream racontée à un ouvrier de Daweoo"
 

Ces films traitent d’un sujet fondamental et emblématique de la mondialisation ultra libérale : la criminalité financière.

Véritable brûlot, censuré, ils sont à l'origine d'une vaste affaire judiciaire, qui secoue encore aujourd'hui le monde politique

 Pour avoir dénoncé la criminalité en col blanc, Denis Robert est désormais harcelé par la justice du Luxembourg

En tant qu'ancien ouvrier de Thomé Gesnot, ces documentaires devraient vous éclairer sur les causes de la casse organisée de nos entreprises.

La présence d'un journaliste de Libération est aussi l'occasion de rencontrer un spécialiste de la question des finances en France et dans le monde.

(en pièce jointe, le tract de la soirée à diffuser autant que vous voulez ...)

(pour mémoire, nous nous étions rencontrez lors d'un entretien. Je faisais un travail sur les plans sociaux )

par rey charles
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Samedi 26 avril 2008

 

Bogny-sur-Meuse / Social Les ex-Lenoir-et-Mernier « appuyés » par la CGT

 

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Les anciens Lenoir-et-Mernier ont désormais l'appui de la CGT.

 


Patrick Lattuada, secrétaire départemental de la CGT, et David Eltrudis, responsable de la branche métallurgie, ont co-signé, hier, un courrier à destination des autorités préfectorales pour demander la réouverture des discussions avec les ex-salariés de Lenoir-et-Mernier.

D'après leur porte-parole, Claude Choquet, « il reste bien des points à négocier, mais on refuse de nous recevoir… La préfecture ne veut discuter qu'avec le syndicat de la métallurgie CFDT. Un syndicat qui n'a plus notre confiance, et qui n'a donc pas légitimité à parler en notre nom. »

Selon Claude Choquet, les trois-quarts des ex-salariés ont quitté la CFDT. Lui-même demeure adhérent, mais de la fédération… du commerce.

« L'attitude des pouvoirs publics est étonnante. Ce n'est pas au préfet ou à son représentant de choisir ses interlocuteurs… Dans cette affaire, nous ne souhaitons pas entamer une polémique avec la CFDT ou nous ingérer dans ses débats internes : nous venons en aide à des salariés. Alors, si Claude Choquet, président de l'association des anciens de Lenoir-et-Mernier, n'est pas admis à la table des discussions, nous enverrons un second courrier pour dire que cette fois, l'UD-CGT et son syndicat de la métallurgie l'accompagneront… »


Pour Claude Choquet, des points sont encore à préciser en effet. S'il n'est plus question de prime, il y a des dans le Contrat de transition professionnelle (auquel 125 des 150 licenciés ont adhéré) et du dispositif Mutarev de la région des améliorations à apporter.

Dans cette démarche, les Lenoir-et-Mernier s'appuient aussi sur l'expérience de leurs collègues de Thomé-Génot. L'un d'eux, Yannick Langrenez, était présent, hier, à cette réunion entre Lenoir-et-Mernier et dirigeants CGT : « On a pu mesurer les limites du système, ses insuffisances, et quand on voit le nombre de ceux qui n'ont rien trouvé au bout du CTP, on trouve normal de mettre en garde nos amis de Bogny sur certains points. Pour le reste, je suis aussi surpris de la différence de traitement : non seulement, ils n'ont pas eu de prime, mais, en plus, le protocole de fin de conflit chez des Thomé-Génot avait été signé par les élus du personnel et les secrétaires des unions départementales CFDT, CGT et FO. Personne n'avait songé à désigner un interlocuteur unique… qui ne dispose, de surcroît, d'aucune légitimité ! »
Ph.M.

par rey charles
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Jeudi 24 avril 2008




  


  














CANAL+ était présent mercredi 23 avril 2008 à  Bogny sur Meuse pour

réaliser un reportage sur les salariés des Lenoir et Mernier,

 j'étais présent avec eux.

Ce  reportage passera le dimanche 4 Mai en clair à 12H30 

dans l'émission  Dimanche+ ;
par rey charles
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